| RETOUR AU MENU PRINCIPAL |

| Articles plus anciens |


Projet Burkina Faso (phase 2)
 
PBB 9 1er nov au 17 déc 2009
MayaQuébec
Fêtes chez Asarbolsem en Bolivie
Guatemala 2008-2009
Remerciements
Des nouvelles du groupe PBP4
Le Guatemala, quatre ans plus tard
Les 2 font la paire
Notre Cadeau de Noël du Guatemala
Notre voyage PB5

BÉNÉVOLAT INTERNATIONAL ET VISITE CULTURELLE

La fin du monde :

Fin del mundo ça existe : C’est le bout du monde de l’Amérique du Sud, c’est la terre de feu et pourtant on y gèle même au printemps. Mais au lieu de vous raconter des peurs en commençant par la fin du voyage, c’est bien de volontariat au Pérou dont je veux vous parler. Une belle et exotique aventure grâce à CASIRA*. Cet organisme de Thetford Mines recrute des bénévoles qui ont le goût de voyager sans se sentir coupables de la misère du monde parce qu’ils participent à la soulager : un peu par leurs dons qui vont à l’achat de matériaux et aussi par leur travail. De m’imaginer sur un chantier de construction, ça faisait rigoler mes amis avant de partir, mais il faut connaître le Padre Roger et Oscar le Péruvien pour comprendre que tout est possible. Par exemple, quand on ne sait pas planter un clou, on peut toujours les arracher sur de vieilles planches qui serviront mille fois encore. Les plus musclés pousseront des brouettes pleines de ciment pendant que d’autres transportent les matériaux moins lourds. Vider l’eau des tranchées qui se remplissent chaque nuit, arrimer des estribos... bref on a beaucoup à apprendre sur ces méthodes de travail antiques et le miracle finit par arriver. Le ciment est coulé, les structures érigées et on se prend à être fiers de nos broches enroulées autour des tiges de fer devenues des colonnes de soutien.

Pendant ce temps, on se fait l’oreille à l’espagnol avec les travailleurs, la cuisinière ou les gens de notre petite ville de San Ramon, tous très indulgents avec notre accent et nos difficultés d’apprentissage. Heureux de nous voir collaborer à la construction d’une école ou d’un orphelinat, on croirait qu’ils nous prennent pour des aidants surnaturels. Et pour nous, quel enrichissement de visiter un pays et sa culture de l’intérieur et c’est aussi moins gênant que de faire l’aumône de quelques soles à la porte d’un Holiday Inn.

N’allez pas croire que c’est juste le paradis, il y a la chaleur, la promiscuité, la vie en commune avec les amis québécois anciens et nouveaux. Cela peut prendre beaucoup de moutons à compter avant de s’endormir dans un dortoir où ça ronfle et peu de patience pour attendre que la douche se libère... et tant mieux si on a de l’eau chaude! Quant au petit boss des bécosses, il y en a toujours quelques-uns dans un groupe et c’est peut-être nous... Faut faire aussi avec Edgar le lézard qui se promène sur les murs pendant qu’on se demande s’il va se décider à bouffer Estelle la coquerelle ben plus grosse que lui. Mais tout ça peut tourner en fou rire ou en aire de bœuf, dépendant de nos affinités avec les autres coopérants. La formation du caractère connaît des limites mais y a pas d’âge... Puis il y a les visites culturelles de fin de semaine en bus local, le tourisme étant le bonbon des volontaires. On ne peut quitter le Pérou sans avoir vu le Machu Pichu, le lac Titicaca et autres merveilles.

Nicole Desrosiers

| Retour au haut de la page |