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« Le plus grand voyage commence par un pas » et le mot « grand » ne réfère pas toujours au nombre de kilomètres parcourus, mais parfois à ce que nous vivons à l’intérieur d’un voyage. Du 22 octobre au 19 novembre 2009, douze bénévoles québécois ont participé au projet Burkina Faso phase 2. Quatre d’entre nous se rendaient au Burkina pour
la deuxième fois. Nous avions répondu à l’invitation
d’Hélène Boudreault une première fois à
l’automne 2006 pour réaliser la première phase du
projet; pendant notre séjour nous avons eu l’occasion de
visiter le village de Raongo situé à environ 80 km de Ouagadougou,
la capitale. C’est à ce moment-là que le chef et les
habitants nous ont sensibilisés à la difficulté de
vivre dans un milieu où l’eau fait inexorablement défaut.
Nous mijotions donc d’y retourner avec comme premier objectif le
forage d’un puits et plusieurs autres chantiers pour les bénévoles. |
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Pour les gens de ce village,
cela tient du miracle qu’un groupe de coopérants soit venu
répondre à leurs besoins prioritaires. Depuis novembre,
ils ont accès à l’eau potable, l’école
est rénovée, les latrines construites, les matériaux
scolaires et sportifs disponibles. Un moulin à grains fonctionnel
permet aux femmes de se libérer des nombreuses heures de dur labeur
exigé pour moudre le mil et leur offre ainsi la possibilité
de créer une micro entreprise grâce au tarif demandé
aux utilisateurs. L’argent servira à racheter des meules
lorsque ce sera nécessaire et les économies permettront
de payer les frais scolaires pour leurs enfants. |
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Pour élaborer le projet, nous (Hélène, Pauline, Guy et Lise) avons mis deux ans afin d’établir des contacts avec les gens du Burkina. Leur collaboration a été exceptionnelle; tout était en place et le rythme d’exécution nous a surpris. Parmi les contacts, soulignons l’énorme contribution de Paul, Noellie, Eloi et le chef de Raongo pour les travaux réalisés au village. Nous avons aussi travaillé avec les Sœurs du Perpétuel Secours à Ouagadougou, Saaba et Manni (village au nord du pays) ainsi qu’avec sœur Ines de la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception à Ouagadougou. Ajoutons à ce mélange le travail assidu des douze participants et nous soupçonnons en plus une connivence entre la providence et le Padre Fortin pour assurer le déroulement si efficace des travaux! Les activités de levée de fonds, avec la participation de CASIRA pour l’émission de reçus d’impôt à nos donateurs, ont permis de dépasser largement l’objectif de 20 000$ requis pour le forage du puits. Soulignons, en plus des dons personnels, la généreuse contribution de Roncalli et Rotary international. Merci à vous tous qui de près ou de loin avez contribué en participant aux activités ou par des dons qui ont fait de cette levée de fonds un grand succès. Un merci particulier aux Sœurs du Perpétuel Secours pour l’acceptation du transfert d’argent et la gestion avec Guy ainsi que l’aide apportée dans la recherche de contracteurs fiables. Les argents recueillis furent alloués directement aux besoins jusqu’au dernier sou. À Ouagadougou, nous avons répondu aux demandes de sœur Ines, principalement au collège de jeunes filles (840 élèves) de niveau secondaire. Il y a eu : 1- peinture des locaux de la bibliothèque, Sœur Ines représente l’espoir pour les milliers de femmes qui, dans la société traditionnelle ont peu de pouvoir; elles sont soumises à l’autorité du père et ensuite à celle du mari et celles qui tentent de se rebeller doivent lutter contre le pouvoir de la sorcellerie et plusieurs autres croyances fortement ancrées dans ces sociétés. |
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| Chez les sœurs du Perpétuel Secours, l’équipe de bénévoles a effectué des travaux de peinture à Ouagadougou (9 chambres), Saaba (2 classes de maternelle), et Manni (4 locaux, corridor adjacent, cuisine, chapelle, lavoir), plantation d’arbres fruitiers, visite des classes de maternelle et d’économie familiale. | |
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Le travail a été réalisé par une équipe remplie de « bouffées d’amour » prête à travailler de longues heures sous un mercure atteignant les 44 degrés, sans jamais se plaindre et répondant aux demandes des gens du Burkina avec enthousiasme et créativité, assurant ainsi l’objectif premier de tout travail humanitaire, soit le partage avec l’autre et l’apport de notre aide financière à un peuple faisant partie des 5 pays les plus pauvres de notre planète. Les inondations de l’été dernier furent dévastatrices à Ouagadougou et dans le nord, rasant des villages entiers et nous vous faisons part de la réflexion d’un ami burkinabé qui a perdu sa maison : « Je n’ai plus de toit, mais ma femme et mes enfants sont saufs, je remercie Dieu, y’a pas de problème, ça va aller! », cela dit avec un large sourire qui traduit leur grande capacité d’acceptation... La richesse du projet fût de pouvoir côtoyer quotidiennement les gens du pays et de voir leur réalité, ce qui nous aide à mieux comprendre sans juger. Les fins de semaine furent consacrées aux visites culturelles. Une excursion à Tiebele dans le sud nous a permis de connaitre l’habitat gourounsi avec ses dessins si particuliers sur les murs de banco. Les hippopotames nous ont fait frissonner un peu au Niger lorsque le moteur de notre pirogue a décidé de se reposer. Heureusement, nous avions une copine prête à nous défendre contre toute attaque!!! Et que dire des majestueuses girafes. La visite de Bobo Dioulasso à l’ouest avec son ancien quartier, la gare, le marché central et les musées, en passant par la mare aux crocodiles sacrés (notre copine étant toujours là), vaut le détour. Bien d’autres demandes nous ont été faites de la part des dignitaires du village (agrandissement de l’école, éclairage des classes à l’aide de l’énergie solaire, dispensaire, rénovation de local du professeur). Les besoins sont immenses et qui sait si parmi notre groupe il n’y aura pas d’autres projets d’aide dans ce coin du monde! Hélène Boudreault, Lise Bernard janvier
2010 |
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Les participants : Jean-Claude Bellavance, Louis Blais, Martin Boucher, Yves Carrier, Lorraine Chevalier, Suzanne Lecompte, Solange Mercier, Gabrielle Veilleux
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