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14 septembre 2008 Après un voyage sans histoire où Roger Fortín nous a rejoints à Miami, nous arrivons à Lima au petit matin. Nous sommes logés à l’hôtel Santa Cruz, dans le joli quartier de Mira flores. Le groupe de Québec, arrivé la veille au soir, nous rejoint au petit déjeuner. Nous rencontrons Oscar qui sera notre “g.o.” pour le temps du séjour au Pérou. Une marche aux alentours nous permet de découvrir que nous ne sommes qu’à quelques pas de la mer que nous rejoignons en descendant quelques centaines de marches. La plage en galets et la température plutôt fraîche n’incitent pas à la baignade, mais les surfeurs s’en donnent quand même à cœur joie. La matinée est consacrée à la détente; un tour de ville est prévu pour l’après-midi. Nous y apprenons que le Pérou est très jeune, 42% de la population a moins de 35 ans et seulement 6 % plus de 65 ans. En moyenne, les femmes ont 7,7 enfants et les couples 2,8 enfants. 15 septembre 2008 Nous traversons les beaux quartiers de Lima, puis ses bidonvilles, pour atteindre une zone de reg (sable et pierres) qui nous amène à la réserve de Paracas (http://www.enjoyperu.com/frances/guiadestinos/magazine/edi1-rdp/index-fr.htm). Le Rocher percé et l’Île Bonaventure peuvent aller se rhabiller. Ici, plusieurs rochers sont percés et de multiples sortes d’oiseaux (cormorans, pélicans, fous de Bassan, etc.) nichent sur les îles qui forment l’archipel de Paracas, en plus des phoques et des loups de mer. On y voit notre première ligne de Nazca, le candélabre. À tous les cinq ans, des travailleurs y recueillent le guano qui est un engrais très riche. Ils passent 3-4 mois sur une des îles où ils sont logés dans un dortoir. Avec l’odeur d’amoniaque qui règne sur ces îles, les pauvres ne doivent pas avoir beaucoup d’appétit.. |
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Avec la guide au parc central de Lima. |
Comité d'accueil de la Puerta de oro. |
16 septembre 2008 Aujourd’hui, nous allons survoler les fascinantes lignes de Nazca (http://secretebase.free.fr/civilisations/ruines/incas/nazca/nazca.htm, http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9oglyphes_de_Nazca), ces motifs qu’on ne voit que du ciel et qui sont, encore aujourd’hui, un grand mystère. La visite se fait à bord de petits avions à 6 passagers et le pilote doit osciller afin que les personnes assises à la droite aussi bien qu’à la gauche de l’appareil puissent voir à tour de rôle. Visite très intéressante, bien que nous ayons parfois le coeur au bord des lèvres. 17 septembre 2008 Nous quittons Lima pour nous rendre dans la vallée de Chanchamayo où se trouve le projet de la “Puerta de oro”. Nous passons par le poste de douane où une quinzaine de matelas sont en consigne en attendant un papier qui manquait. On entasse les matelas dans ce qui reste d’espace dans la soute aux bagages et au fond du bus; heureusement que nous sommes un petit groupe car avec ces “passagers” supplémentaires, l’autobus est plein à ras bord. Nous traversons la Cordillère des Andes pour culminer à une altitude de plus de 4800 mètres avec les effets prévisibles: étourdissements, mal de tête, etc. Rien de grave cependant, surtout que le paysage est à couper le souffle et que nous redescendons rapidement à une altitude qui convient mieux à nos petites natures. En plus de Monique et Yves qui nous attendent, la population de Puerta de oro nous accueille en brandissant des pancartes. Nous avons droit à un discours de bienvenue et à un repas préparé par les gens du coin. Ils se sont même donné la peine de traduire leurs slogans en francais. La réception est très émouvante. Quelques membres du groupe sont logés dans la “petite casa” qui est tout à côté du lieu du projet. Les autres iront dans la “grande casa” à San Ramon, la ville voisine. Les repas seront pris à la “petite casa”. Le trajet entre les deux maisons prend environ 25 minutes pour ceux et celles qui veulent le faire à pied. Oscar fait la navette entre les deux endroits plusieurs fois par jour pour amener les gens au chantier, les ramener prendre leur douche en fin d’après-midi, les ramener prendre le souper, les ramener dormir… Il est d’une efficacité incroyable ce Oscar, et toujours de bonne humeur. 18-19-20 septembre 2008 C’est bien joli le tourisme, mais le but des séjours de Casira est quand même le travail humanitaire. C’est aujourd’hui que ca commence. La “puerta de oro” est une ancienne “hacienda” (ferme) qui a été lotie. Le gouvernement accepte que le terrain soit divisé à la condition que certaines portions soient conservées pour la communauté. C’est sur un de ces terrains que se fera le projet, une “école” de deux classes qui recevra des enfants d’âge préscolaire: un local pour les tout-petits, un autre pour les enfants d’âge prématernelle. Des toilettes seront installées dans une bâtisse adjacente. Notre travail? Faire le ciment pour que le prochain
groupe n’ait plus qu’a placer les blocs pour monter les
murs. Ce que ça implique? Bâtir des étriers qui
serviront de poutre avec les tiges de métal de différentes
grandeurs et grosseurs, les couper, les crochir, les attacher ensemble
avec du fil de fer. Pelleter de la terre (dans ce cas-ci, de la glaise),
transporter de la roche, remplir d’eau, de ciment et de sable
le malaxeur à ciment, transporter ce mélange á
la brouette pour en remplir les fossés creusés au prélable
par les Péruviens. Y jeter des roches (j’ai bien dit des
roches, pas des cailloux) qu’on a d’abord transportées
près des trous. Puis reprendre la terre qui a été
sortie des trous pour l’étendre et la niveler autant que
possible. On oublie ici le “bulldozer” et la plaque vibrante;
tout est fait de nos blanches mains. Pour une équipe composée
surtout de femmes (notre groupe compte seulement 7 hommes pour une trentaine
de personnes) dont la moyenne d’âge est de plus de 60 ans,
nous sommes plutôt fiers du travail accompli. Une autre équipe
aménage la “casa” pour la rendre plus fonctionnelle:
tablettes pour placer les plats et la nourriture, grande table et bancs
pour placer plus de monde dans un espace quand même restreint,
installation d’eau chaude dans les douches, etc. Malgré les promesses d’Oscar, il n’y a pas eu de “dia suave” et le travail avance à la vitesse grand V. |
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Quelques-uns des rochers percés de Paracas. |
20 septembre 2008
Samedi, la journée de travail se termine un peu plus tôt. Ce soir, nous irons à La Merced, une ville voisine, où il y a une “fiesta”. Comme fiesta, c’est plutôt tranquille et nous devons perdre quelques préjugés: lorsqu’ils écoutent de la musique, les Péruviens ne se dandinent mème pas; au contraire, ils restent tout à fait stoïques. Mais où sont dont leurs origines latines? 21 septembre 2008 Le dimanche, c’est jour de congé. Nous allons visiter un village d’autochtones qui nous habillent avec les tuniques qui sont leur habit traditionnel. La teinture en est naturelle et la couleur va du brun pâle au ocre. Nous avons droit à une démonstration de musique et de danse traditionnelles puis nous nous joignons à eux pour danser avant de jeter un coup d’oeil aux bijoux artisanaux qu’ils ont à vendre. Nous nous rendons ensuite à des chutes, les Cataratas Bayoz, après une promenade d’environ une heure sur les routes de montagne. Une randonnée pédestre sur un sentier en pente - mais tout à fait praticable - nous y mème. Très jolies cascades suivies d’une chute qui descend de la montagne. Il a plu beaucoup cette nuit et l’eau est brune; quelques braves s’y risquent quand même. Nous nous faisons prendre par la pluie au retour et nous renonçons à nous rendre aux deuxièmes chutes accesibles à partir d’un autre sentier qui part du même endroit. 22-23-24-25-26 septembre 2008 Journées de travail. Ça avance bien. Comme il fair très chaud sur l’heure du lunch, nous avons décidé de modifier l’horaire. La tournée débutera à 7h00 (ce qui implique de se lever vers 5h30-5h45), l’heure du lunch se prolongera un peu et la journée se terminera vers 17h00. Inutile de dire qu’il n’est pas tard lorsque toutes les lumières s’éteignent et malgré les bruits ambiants, on réussit à dormir. Après le souper, Roger donne une heure de cours d’espagnol. Notre répertoire de chansons en espagnol devrait s’agarandir durant le séjour. 27 septembre 2008 Samedi. Le travail arrête vers 11h00 sur le chantier. Plusieurs membres du groupe ont apporté des jouets, fournitures scolaires, etc., dans leurs valises et cet après-midi, il y a une fête où ces objets sont vendus; les profits iront au projet. Tout trouve rapidement preneur et quelques cadeaux sont distribués. Deux beaux ballons, un de soccer et un de ballon-volant sont offerts à la communauté et quelques prix de présence sont donnés. Ce soir, les cuisiniers ont congé car nous allons manger au resto adjacent à la petite casa, le Yaroca. Très joli endroit sympathique. 28 septembre 2008 Même si c’est dimanche, il n’y a pas de grasse matinée car nous partons en excursion vers 7h30. Deux sorties ont été proposées et le groupe est divisé en deux. Personnellement, j’ai choisi d’aller aux “aguas termales” d’Uchubamba. Nous longeons le tumultueux Chanchamayo qui donne son nom à la région pour nous rendre à un bassin d’eaux sulfureuses qui sortent de terre; nous y “mijotons” environ une demi-heure. Au retour, nous dînons dans le joli parc central d’un village typique. Un membre de la communauté nous ouvre les portes de l’hôtel de ville pour que nous puissions admirer le paysage à partir du toit, puis il ouvre les portes de la charmante église située de l’autre côté du parc. Il nous amène ensuite dans un sentier qui mène à trois jolies chutes qui descendent tour à tour de la montagne. Impressionantes! Que j’aime la végétation tropicale: ses immenses arbres couverts de fleurs, ses plantes qu’on ne voit chez nous qu’à l’intérieur (en format réduit), ses orchidées géantes, en plus d’innombrables plantes qu’on ne connaît pas. Il semble que l’autre groupe a également traversé une jolie région en allant visiter une grotte que certains ont trouvé difficile d’accès.
29-30 septembre 2008 Dernières journées de travail sur le chantier de “La Puerta de oro”. Nous avons rempli le mandat qu’on attendait de nous: les fondations des deux classes sont pratiquement terminées ainsi que les murs des toilettes. Malgré la chaleur ardente, le travail a été constant. En plus, Jacques et Rita ont conçu une nouvelle table longue ainsi que deux bancs. Ainsi, les groupes qui nous suivront, et qui seront plus nombreux, auront de la place à s’installer pour manger. 1er octobre 2008 Aujourd’hui, nous terminons le travail à midi. La population locale nous invite à un repas qu’on appelle “pachamanca”, “la comida de la tierra”. Après avoir creusé un trou dans la terre, on y installe des pierres brûlantes qu’on recouvre de viande, puis de légumes. Le tout est couvert de feuilles de bananier puis recouvert de terre. Le repas est cuit ainsi, à l’étouffée, pendant environ une heure. Et c’est délicieux! Nous fraternisons ensuite avec les Péruviens en chantant et en dansant. Il est ensuite temps de faire nos valises pour quitter ce coin de pays où nous laisserons un peu de notre coeur et de notre marque. Oscar et Roger ont finalisé l’achat d’un
terrain dans les environs. On pourra donc y bâtir des installations
permanentes au lieu de louer des maisons lorsque les groupes séjourneront
ici. |
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2 octobre 2008
Encore une fois, on se lève tôt; on rentre à Lima. Retraversée des montagnes avec, encore une fois, pointe à plus de 4800 mètres d’altitude. N’ayant peur de rien, Rachel et moi montons dans la voiture d’Oscar avec Roger Fortin. Cest un euphémisme de dire qu’on ne traîne pas en route; nous arrivons à Lima vers 12h30 alors que l’autobus, avec le reste du groupe, arrivera vers 16h30. Roger a récupéré nos passeports pour le Paraguay.
Nous sommes logés dans un hôtel différent de celui
de notre arrivée, l’Hostal Torreblanca, à deux pas
du premier, dans le quartier de Miraflores également. |
Dans la Vallée-de-la-lune |
3 octobre 2008
Ce matin, vol vers Cusco; reste de la matinée libre. Nous sommes logés à la “Residencia del sol” (rien de moins), tout en face de l’église des dominicains. En après-midi, nous avons un tour de ville, incluant des arrêts dans des sites de ruines incas autour de la ville. Nous sommes impressionnés par le travail qu’a nécessité l’empilage parfait de rochers de toutes les formes et de tous les formats. Nous visitons ensuite l’église des dominicains, en face de notre hôtel. Dans les années 50, à la suite d’un tremblement de terre, on a découvert qu’elle avait été bâtie sur des ruines incas. La visite se termine par la visite de la cathédrale qui est située autour de la magnifique Plaza de armas, la plus belle place du Pérou. Que de dorures dans cette église! Cette belle tournée se termine par un repas au resto “Inka Hall” où, en plus d’un excellent buffet, nous avons droit à un spectacle de musique et de danses folkloriques. Nous avons tous un peu le souffle court à cause de l’altitude (près de 4000 mètres), mais ça ne nous empêche pas d’apprécier cette belle ville que nous visitons trop rapidement. 4 octobre 2008 Bus pour nous rendre à “Aguas calientes”, au pied du Machu Picchu. En route, nous visitons une ferme de camélidés où se retrouvent les quatre membres de cette famille qui résident au Pérou: les lamas et les alpagas, domestiqués, ainsi que les vigognes et les guanacos qui vivent à l’état sauvage. On y voit des artisans filer et tisser la laine et on nous explique comment on la teint et avec quelles matières. Leur magasin offre de magnifiques créations faites par les artisans locaux. On fait ensuite un arrêt au marché de Pisaq, puis en route vers notre destination finale. La dernière partie du voyage se fait dans le train qui est le seul moyen de transport menant à “Aguas calientes” qui est une ville charmante, mais conçue visiblement pour le touriste: un hôtel jouxte un restaurant (pizzeria de préférence) qui jouxte une boutique, qui jouxte un hôtel, etc. 5 octobre 2008 Il a plu cette nuit et on nous a dit qu’il pleut souvent sur le Machu Picchu alors nous apportons nos imperméables... qui s’avérent tout à fait inutiles puisqu’il fera une température idéale tout le temps de notre visite. Des autobus font la navette entre la ville et le haut de la montagne où s’est caché, pendant plusieurs siècles, ce site impressionnant. Nous arrivons tôt pour voir le lever du soleil qui fait luire le site. Tout un spectacle! La visite prendra toute la matinée et les explications de Jose, un passionné, sont très intéressantes. La culture inca a duré à peine plus d’un siècle et elle a produit des sites extraordinaires. Beaucoup d’entre nous se pincent en pensant que nous sommes sur ce site enchanteur. C’est un privilège! Retour vers “Aguas calientes” par le même chemin de montagne que le matin. Les navettes sont très bien organisées et nous croisons plusieurs autobus. Dîner puis train et autobus jusqu’à Cusco. Cusco est une ville où on a le goût de déposer ses valises… et de reprendre son souffle en s’adaptant à l’altitude. J’espère bien y revenir, en prenant mon temps cette fois. 6 octobre 2008 Départ pour Puno, sur les rives du lac Titicaca. Nous traversons l’ “alti plano” (les hauts plateaux), une région plutôt plate sur quelques kilomètres de large mais où les montagnes nous accompagnent de chaque côté du chemin. Le paysage est toujours aussi impressionnant. Nous voyons des brins de neige sur les bords de la route et les chandails
achetés au Pérou sont bien appréciées. |
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7 octobre 2008
14 cyclo-pousses ont été nolisés pour amener notre groupe jusqu’au quai où un bateau nous attend pour nous amener en croisière sur le lac Titicaca. Contrairement à ceux qu’on voit en Inde, par exemple, dans ces cyclo-pousses les passagers sont devant et le conducteur à l’arrière. |
En cyclo-pousses |
Nous visiterons d’abord les îles Uros,
des îles flottantes fabriquées avec un genre de roseau qui
sert aussi bien de terrain pour les îles que de matériau
pour fabriquer les maisons, de réservoir d’eau, de combustible,
etc. Il existe une soixantaine de ces îles; le nombre varie régulièrement
puisqu’il suffit de se détacher ou se de s’attacher
pour qu’une nouvelle île naisse ou meure. Un petit tour de
barque faite en totora (jonc tressé) et nous disons adieu à
cette bizarre de façon de vivre. |
Chez les Uros |
Nous visitons ensuite l’île
Amantani où nous prenons le lunch, au son d’un groupe de
jeunes musiciens accompagnés de jeunes danseuses.
Nous quittons l’île juste à temps puisqu’un orage se lève. Certains bateaux ont dû rebrousser chemin car le temps était trop mauvais. Bien enfermés dans notre embarcation, nous ne souffrons pas, même si ça brasse plus qu’à l’aller. Encore une fois, la terre est recouverte de blanc car il a grêlé autour de Puno. 8 octobre 2008 Départ pour La Paz. Un bus nous laisse à la frontière de la Bolivie que nous traversons à pied pour reprendre un autre bus de l’autre côté de la frontière. Nous disons adieu à Oscar qui rentre à Lima et nous rencontrons Cati qui sera notre guide pour la durée du séjour en Bolivie. En route, nous visiterons les vestiges archéologiques de Tihuanaco, les ruines les plus hautes de l’Amérique. La pièce la plus impressionnante est le bloc monolithique qui occupe à lui tout seul toute une section d’un musée. La Paz est située dans une cuvette, ce qui fait que lorsqu’on y arrive, on voit pratiquement toute la ville d’un seul coup d’oeil. Roger nous en avait parlé; l’impression est à la hauteur de nos attentes. Installation à l’hotel “Estrella andina” qui est un endroit charmant, couvert de peintures en trompe-l’oeil. Au souper, nous sommes reçus comme des rois par la direction: décoration de banquet et délicieux buffet. 9 octobre 2008 Caroline nous attend pour nous faire visiter Asarbolsem, la coopérative qu’elle a contribué à former. La coopérative finance l’achat de laine pour des femmes et des hommes qui font des tricots qui seront vendus à leur boutique. Un contrôle de qualité sévère est exercé, ce qui fait que les productions sont peut-être un peu plus chères qu’ailleurs, mais elles en valent largement le prix. Roger a connu Caroline au Guatemala alors qu’elle y travaillait. Il a même officié à son mariage avec Oscar, un médecin guatémaltèque. Ils ont maintenant deux charmantes fillettes. La famille revient d’un mois de vacances en Argentine et nous sommes rassurés sur les réactions de notre organisme quand elle nous dit qu’elle a de la difficulté à se réadapter à l’altitude bien qu’elle habite La Paz depuis un an. À la coopérative, nous rencontrons Antonia, une femme de tête; au départ analphabète, elle a réussi à s’instruire et à faire instruire ses fils qu’elle a élevés seule, si bien qu’en plus de diriger la coopérative, elle est maintenant conseillère municipale et elle côtoie des gens importants. Le magasin de la coopérative n’a absolument rien à envier aux boutiques de chez nous, autant au niveau de la présentation que de la beauté des produits et plusieurs membres du groupe en sortent avec des chandails, des mitaines, des foulards, etc. En après-midi, c’est le tour de ville. Nous faisons d’abord un arrêt à la “vallée de la lune”. Des formations en argile forment un décor tout à fait inusité qui évoque “Le Seigneur des anneaux”. Plusieurs photos y sont prises. Nous nous promenons dans de jolis quartiers puis nous visitons un musée. Encore une fois, l’hôtel nous a préparé un délicieux buffet, accompagné cette fois de musique et de chants folkloriques. Belle ambiance! 10 octobre 2008 Lever à 4 heures du matin. Nous prenons l’avion pour Santa Cruz à 7h15, puis un autre pour Asuncion où nous arrivons en fin de matinée. C’est tout un comité d’accueil qui attend Roger (et nous aussi par la même occasion). Plusieurs de ses anciens élèves qui jouent de la musique nous chantent plusieurs chansons, certaines en espagnol, d’autres en guarani et même en français. Impossible de passer inaperçus à l’aéroport avec ça. Un autobus nous attend pour nous amener à Itacurubi de la Cordillera, où nous allons oeuvrer pour les deux prochaines semaines. La maison où nous logerons est charmante, avec une jolie cour intérieure. Douze membres du groupe habiteront dans des familles, deux par deux. Ici, nous pouvons avoir l’impression d’être très riches. Le guarani (la monnaie locale) ne vaut absolument rien. 1000 guaranis valent environ 0,26 sous alors lorsqu’on paie, on divise par trois et on enlève tous ces zéros inutiles pour avoir une idée du prix en argent canadien. Quelques membres de la communauté nous accueillent et un buffet a été préparé pour nous. En soirée, concert avec deux excellents musiciens. 11 octobre 2008 En matinée, nous marchons jusqu’à la coopérative locale qui finance plusieurs agriculteurs, qui encourage des tisserands en vendant leur production dans son magasin et qui prête pour des hypothèques. Le fonctionnement des prêts est très différent de ce que nous connaissons. Nous visitons l’endroit où l’on ensache les moulées et que Casira a contribué à développer, puis le magasin où l’on trouve de très jolis napperons, nappes, rideaux et hamacs qui sont fabriqués dans l’atelier adjacent. Eh oui, vous avez bien deviné; encore une fois, plusieurs achats y sont faits. Après le lunch, nous nous empilons dans le mini-bus de Blas pour visiter les chantiers où nous travaillerons: trois écoles où il faudra poser de la céramique, faire de la peinture, creuser des tranchées… Roger célèbre la messe vers 17h00 puis congé pour les cuisinières., Nous mangerons du poulet frit, des frites et de la salade de chou pour souper. Dépaysement total quoi! Comme couleur locale cependant, nous avons un concert avec un harpiste et un guitariste, père et fils. Le père a une école de musique où nous irons plus tard durant le séjour. Environ une quinzaine de harpistes accompagnés de guitaristes; ça risque d’être plutôt impressionnant. Il y a une “fiesta” dans la ville et quelques personnes du groupe iront y faire un tour; cependant, la fête commence plutôt tard et c’est comme si vous alliez dans une discothèque à 22h00: le party commence alors que vous êtes prêts à partir. Non pas que les gens d’ici n’apprécient pas la fête. La preuve? La musique s’est arrêtée vers 5 heures du matin. 12 octobre 2008 Petit dimanche très tranquille. La famille où logent Louise et Fernand a une grande piscine et nous sommes invités à aller nous y baigner en après-midi. Dure dure la vie de bénévole! En après-midi, il y a aussi un spectacle de chevaux auquel quelques membres du groupe assisteront. Journée relaxe, très appréciée. |
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Texte écrit par Solange Mercier |
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13-14-15-16-17 octobre 2008 Tous les jours, nous quittons la “casa” vers 7h pour en revenir vers 14h30. Les groupes 1 et 2, dont les chantiers sont plutôt près l’un de l’autre, sont transportés par Blas, et le groupe 3 a son propre camion; 7 ou 8 personnes forment chaque groupe. Les travailleurs sont nourris par les membres des communautés où ils opèrent. Les deux premières journées, la température est chaude. Vers la fin de la semaine, il y a de bonnes averses qui obligent à fermer le chantier 2 pendant quelques jours: ils sont en train de creuser une tranchée que la pluie a complètement inondée. Ce groupe se divise pour aller donner un coup de main aux autres chantiers. 18 octobre 2008 Samedi, la journée se termine plus tôt et on profite d’un après-midi de congé. 19 octobre 2008 Ce matin, grasse matinée; nous pouvons dormir jusqu’à des heures de fou: 8h environ. On va péter le feu aujourd’hui! Vers 9h00, départ pour Caacupe où se trouve un lieu de pélerinage national dédié à la vierge. Beaucoup de monde aux alentours de la basilique. Plusieurs marches mènent sur le toit d’où nous avons une vue en plongée sur l’intérieur de l’église (impressionnant) ainsi que sur la ville. Nous en repartons après une messe célébrée par Roger, Germain ainsi qu’un jeune prêtre paraguayen que Roger a baptisé. Retour vers Isla Pucu, une petite ville voisine d’Itacurubi. Après le lunch où on nous sert de la nourriture locale (empanadas et gâteaux de farine de maïs), nous avons droit au concert donné par les élèves de Mauro Medina: 13 harpistes et 6 guitaristes. Ces jeunes ont, pour la plupart, entre 10 et 18 ans. L’école de Mauro Medina est subventionnée: les cours y sont gratuits et les instruments sont fournis. Nous y voyons certains jeunes intéressés, d’autres passionnés, qui peuvent ainsi bénéficier d’une belle culture musicale. Ah oui, en passant, pas de feuilles de musique pour ces jeunes. Ils doivent savoir leurs partitions par cœur, même si le voisin, qui joue du même instrument, joue une partition différente. C’est la tête pleine de ces belles images et de ces sons que nous rentrons à la « casa ». 20-21-22 octobre 2008 Les travaux avancent rondement dans les écoles, malgré la chaleur accablante. 23 octobre 2008 Encore une fois, il a plu une bonne partie de la nuit et le groupe 2 se retrouve au chômage; l’école est fermée, la route étant impraticable. Au lieu de s’ennuyer et de déprimer (es una broma), ils viennent donner un coup de main au groupe 1 qui, avec une équipe double, abat un boulot considérable. Ce soir, réception à l’hôtel de ville où les conseillers et le maire nous reçoivent. Si j’utilise le masculin seulement, ce n’est pas pour appliquer la règle de grammaire, mais bien parce que les femmes brillent par leur absence au conseil de ville. Il faut dire, à la décharge d’Itacurubi, que ce sont des femmes qui siégent sur le conseil qui reçoit les demandes d’aide envoyées à Casira et qui en définit les priorités. 24 octobre 2008 Avant-dernière journée de travail, mais dernière où le personnel et les élèves sont présents dans les écoles. Tous les groupes ont droit à un petit quelque chose de spécial à cette occasion. 25 octobre 2008 Il fait chaud! Il faudra nous en rappeler lorsque nous pelleterons, dans quelques semaines. Dernière journée sur les chantiers. Tous les groupes sont fiers du travail accompli. Le groupe 2 a eu l’aide de quelques personnes de la communauté et ils ont pu reprendre le retard dû aux pluies des derniers jours. Les autres groupes sont surpris de l’avancement des travaux. On pourra repartir avec la satisfaction du devoir accompli... et bien profiter du reste du séjour alors qu’on reprendra notre casquette de touristes. Après le souper, nous avons droit à un concert donné, pour la plupart, par les mêmes personnes qui nous avaient accueillis à l’aéroport. Belle soirée, qui termine de façon plus qu’agréable le séjour à Itacurubi. 26 octobre 2008 Comme nous sommes dimanche, nous ne pourrons malheureusement visiter le barrage d’Itaïpu. Arrivée au Royal Park Hotel de Foz de Iguazu vers midi. Il a plu pendant presque tout le trajet en autobus. Jusqu’à présent, nous avons été très chanceux, la pluie est toujours arrivée à un moment où ça ne perturbait pas trop nos activités. Je ne sais pas qui, dans le groupe, mène une assez bonne vie pour nous mériter ce traitement de faveur, mais nous l’en remercions. Après-midi libre. 27 octobre 2008 C’est escortés de milliers de papillons
de toutes les couleurs que nous visitons les chutes Iguazu, terme guarani
qui peut se traduire par « grandes eaux ». Et en effet, il
y en a de l’eau ici! Le débit total est plus faible qu’à
Niagara Falls (rappelez-vous votre voyage de noces), mais partout où
se pose le regard, des chutes, plus ou moins larges, plus ou moins puissantes.
Et ça, c’est seulement du côté argentin. Souper dans un joli restaurant de Puerto Iguazu, toujours du côté argentin. Musique locale pour accompagner un bon repas. 28 octobre 2008 Visite des chutes du côté brésilien. Paysage tout aussi intéressant, bien qu’un peu différent. Nous allons ensuite visiter le parc d’oiseaux où plusieurs photos sont prises. L’ornithologue très amateure que je suis n’a jamais vu autant d’oiseaux portant des couleurs aussi magnifiques. En fin d’après-midi : avion vers Rio. Nous sommes logés au Centro de acohida missionaria dans le quartier Santa Teresa, un couvent qui fait plutôt office d’auberge car là aussi, les religieuses se font rares. Nous y rencontrons Rose-Alice, une Brésilienne retraitée de l’enseignement qui, depuis une douzaine d’années, s’occupe d’une institution qui offre du para-scolaire dans la « favela » voisine. Du toit du couvent, nous voyons le pain de sucre et nous pouvons voir le Corcovado de la terrasse. Pas mal comme site! 29 octobre 2008 En matinée, tour de ville. Nous visitons, entre autres, la cathédrale de San Sébastien. Inaugérée en 1976, elle offre une architecture unique, pas du tout conventionnelle, et peut accueillir jusqu’à 20 000 personnes. Comme il fait relativement beau, on décide de ne pas prendre de chance sur la température de demain et on se rend au Corcovado en après-midi. Les nuages restent parfois accrochés en haut de la crête, mais des percées nous permettent de voir, non seulement le Sacré-Cœur, mais aussi ce que voit le Sacré-Cœur de là-haut. 30 octobre 2008 On s’accroche le cœur bien comme il faut et on prend les deux téléphériques qui mènent en haut du Pain de sucre. Le ciel est tout à fait clair et la vue sur Rio est imprenable. En après-midi, Rose-Alice nous amène visiter son école et la « favela ». Accompagnés par elle, nous ne craignons rien. Les élèves nous accueillent avec des chansons et cette visite nous donne l’occasion de perdre certains préjugés : la plupart des gens qui vivent dans la « favela » travaillent, mais au salaire minimum, et la majorité des enfants vont à l’école. L’institution dont s’occupe Rose-Alice offre des cours d’appoint en mathématiques et en portugais, ainsi que des cours de ballet et de judo; elle ne vit que de subventions privées. Chaque Noël, Casira leur offre une fête et des jouets. En soirée, une partie du groupe se rend dans un bar de musique brésilienne. 31 octobre 2008 Notre avion ne part qu’en début de soirée, ça nous laisse le temps d’aller sur la populaire plage de Cobacabana. La température est plutôt couverte alors nous ne craignons pas d’entretenir notre cancer de peau. L’eau est relativement froide et les vagues plutôt impressionnantes; seul le « jeune » Germain ose se mettre plus que les orteils à l’eau. Promenade dans les rues avoisinantes puis retour au couvent pour se préparer au départ. C’est la tête pleine de souvenirs, de couleurs et d’odeurs que nous rentrons au Québec. Je ne veux pas parler pour les autres membres du groupe, mais j’ai beaucoup apprécié ce séjour : mélange d’implication communautaire, de tourisme, de contacts avec les populations locales, de pratique de l’espagnol; j’y ai trouvé parfaitement mon compte. Merci à Roger et à tous les membres de
l’équipe de Casira qui se sont occupés de son organisation.
Merci à Oscar et à tous les autres guides locaux qui nous
aidés à découvrir leur beau pays. |
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Fête fin des travaux PBP4 |
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