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Projet Burkina Faso (phase 2)
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Notre Cadeau de Noël du Guatemala

Toujours dans cette belle visite aux enfants de l'hôpital de San Juan de Dios, nous étions Raymond Frappier, Mario Gourde et moi à visiter 32 enfants pour leurs distribuer des toutous.
Nous avons vu plusieurs enfants accidentés avec un membre dans le plâtre, d'autres alités très malades et pour la plupart souffrant de malnutrition.
Il y avait également un petit garçon hydrocéphale, je me demande s'il pouvait se tenir debout avec cette énorme tête marquée de cicatrices. Il était très agité et agrippait nos vêtements avec ses doigts et ses orteils recourbés. Je crois qu"il vivait dans son petit monde à lui derrière ses grands yeux noirs.
Nous sommes arrivés devant une porte ou on pouvait lire l'inscription ¨no entrada¨ mais la mère au fond de la chambre me fait signe d'entrer, seule. J'entre donc dans la chambre, Raymond et Mario attendent dans l'encadrement de la porte. Je vis une petite fille, je ne peux dire son âge 2, 4 ou 6 ans , couchée dans un petit lit (semblabe à nos lits porte bébé au Québec), branchée à plusieurs appareils et alimentée ou plutôt gâvée avec un lait épais et jaunâtre.

Nous avons donc commencé tous les trois à lui chanter doucement Petit papa Noël et Sainte Nuit.
La petite ouvrit les yeux, d'abord en clignotant des paupières pour les maintenir ouverts quelques secondes et les refermer aussitôt. J'ai donc remis le toutou à la mère et nous sommes sortis de la chambre pour continuer la distribution aux autres enfants.

La femme médecin que j'avais croisée en sortant de la chambre vient nous voir et nous demande de revenir chanter pour la petite. Nous retournons donc à la chambre aux mêmes endroits et nous recommençons à chanter doucement. La petite ouvre les yeux encore une fois, un peu plus longtemps cependant, elle me regarde et me fait un petit rictus du coin de la bouche.

La mère pleurait, le médecin pleurait et nous étions tous les trois très émus et encore plus quand le médecin nous a dit que l'enfant était dans le coma depuis plusieurs mois. Ouf!

Nous sommes encore très émus de cette visite du 5 décembre, on aime en reparler et on veut partager cette belle expérience avec les coopérants de Casira.

Voilà notre cadeau de Noël du Guatémala.

Merci à la vie.
Gertrude St-Laurent

Fête de Noël 2008 à Ceiba
Le 23 décembre, le soleil brillait, la journée s’annonçait chaude. Malgré des airs de juillet québécois, c’était tout de même l’avant-veille de la grande fête de Noël. Nous étions une vingtaine sous la supervision de Rollande Plourde à nous rendre dans un des quartiers les plus défavorisés de la ville de Guatemala, El Limon, pour participer à une fête de Noël à l’intention d’environ 350 enfants de trois écoles du groupe Ceiba actif dans ce secteur.

Vers 9h, alors que nous déchargions de l’autobus d’énormes sacs remplis de toutous ainsi que du matériel pour la fête, une horde d’enfants et d’adultes formait une haie : nous étions attendus. La musique enlevante et les prouesses d’Angéline Pelletier, notre clown attitrée, contribuaient à créer une atmosphère festive.

Tandis que des coopérants s’amusaient avec les enfants, dansaient avec eux, une équipe dirigée par Gertrude Saint-Laurent s’affairait déjà à la préparation des 350 hot-dogs qui nourriraient la marmaille. Aucun d’entre eux ne se fit prier pour engloutir sa part.

Plusieurs parmi les enfants avaient repéré le local dans lequel étaient entassés les toutous qui devaient leur être distribués. À travers le grillage d’une fenêtre, ils choisissaient déjà parmi ceux étalés, le trésor qu’ils voulaient s’approprier.

Le ventre rempli, mis en rang par des bénévoles, ils entrèrent tour à tour, disciplinés malgré l’impatience, dans ce local pour choisir leur cadeau. Leurs yeux cherchaient avidement ce petit animal ou personnage qui deviendrait leur compagnon, leur confident peut-être. Une fois sélectionné, certains le serrait sur leur cœur, l’étreignait tendrement. Ce cadeau qui avait franchi la distance Québec-Guatemala avait atteint sa destination finale : les bras d’un enfant. En supplément, un petit sachet de friandises leur était remis tout juste après. Nous observions ce manège qui suscitait des émotions. Nous étions
privilégiés de voir ces yeux s’illuminer, ces visages afficher un sourire.
La fête se poursuivit jusqu’à 11h30, toujours aussi animée. Nous nous sommes retirés en serrant des mains, déposant des baisers sur des joues, et emmagasinant des images dans nos mémoires et nos cœurs.

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