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Toujours dans cette belle visite aux enfants de l'hôpital de
San Juan de Dios, nous étions Raymond Frappier, Mario Gourde
et moi à visiter 32 enfants pour leurs distribuer des toutous. Nous avons donc commencé tous les trois à lui chanter
doucement Petit papa Noël et Sainte Nuit. La femme médecin que j'avais croisée en sortant de la chambre vient nous voir et nous demande de revenir chanter pour la petite. Nous retournons donc à la chambre aux mêmes endroits et nous recommençons à chanter doucement. La petite ouvre les yeux encore une fois, un peu plus longtemps cependant, elle me regarde et me fait un petit rictus du coin de la bouche. La mère pleurait, le médecin pleurait et nous étions tous les trois très émus et encore plus quand le médecin nous a dit que l'enfant était dans le coma depuis plusieurs mois. Ouf! Nous sommes encore très émus de cette visite du 5 décembre, on aime en reparler et on veut partager cette belle expérience avec les coopérants de Casira. Voilà notre cadeau de Noël du Guatémala. Merci à la vie. |
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Fête de Noël
2008 à Ceiba |
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Le 23 décembre, le
soleil brillait, la journée s’annonçait chaude. Malgré
des airs de juillet québécois, c’était tout
de même l’avant-veille de la grande fête de Noël.
Nous étions une vingtaine sous la supervision de Rollande Plourde
à nous rendre dans un des quartiers les plus défavorisés
de la ville de Guatemala, El Limon, pour participer à une fête
de Noël à l’intention d’environ 350 enfants de
trois écoles du groupe Ceiba actif dans ce secteur. |
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Vers 9h, alors que nous déchargions de l’autobus d’énormes sacs remplis de toutous ainsi que du matériel pour la fête, une horde d’enfants et d’adultes formait une haie : nous étions attendus. La musique enlevante et les prouesses d’Angéline Pelletier, notre clown attitrée, contribuaient à créer une atmosphère festive. Tandis que des coopérants s’amusaient avec les enfants, dansaient avec eux, une équipe dirigée par Gertrude Saint-Laurent s’affairait déjà à la préparation des 350 hot-dogs qui nourriraient la marmaille. Aucun d’entre eux ne se fit prier pour engloutir sa part. Plusieurs parmi les enfants avaient repéré le local dans lequel étaient entassés les toutous qui devaient leur être distribués. À travers le grillage d’une fenêtre, ils choisissaient déjà parmi ceux étalés, le trésor qu’ils voulaient s’approprier. |
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Le ventre rempli, mis en rang par des
bénévoles, ils entrèrent tour à tour, disciplinés
malgré l’impatience, dans ce local pour choisir leur cadeau.
Leurs yeux cherchaient avidement ce petit animal ou personnage qui deviendrait
leur compagnon, leur confident peut-être. Une fois sélectionné,
certains le serrait sur leur cœur, l’étreignait tendrement.
Ce cadeau qui avait franchi la distance Québec-Guatemala avait
atteint sa destination finale : les bras d’un enfant. En supplément,
un petit sachet de friandises leur était remis tout juste après.
Nous observions ce manège qui suscitait des émotions. Nous
étions |
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| privilégiés
de voir ces yeux s’illuminer, ces visages afficher un sourire. |
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La fête se poursuivit
jusqu’à 11h30, toujours aussi animée. Nous nous sommes
retirés en serrant des mains, déposant des baisers sur des
joues, et emmagasinant des images dans nos mémoires et nos cœurs. |
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