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Bonjour à tous, Voici un texte provenant directement du blogue d’une participante, Mme Marielle Landry (marielleenvoyage.wordpress.com) . CASIRA n’est pas responsable du contenu, mais nous croyons tout de même qu’il peut donner beaucoup d’informations sur le projet PBP en son ensemble ainsi que de donner le goût de la coopération internationale à certains! Bonne lecture! Carnet de voyage de Marielle : PBB 9 1er nov au 17 déc 2009 4 novembre : Pendant que les amis survolent les lignes de Nazca je travaille sur mon blogue. Et le reste de l’avant-midi je fais un tour de la ville. Un peu de magasinage pour passer le temps. Comme le petit avion penchait d’un bord et de l’autre pour voir les lignes quelques-uns ont passé de mauvais moments. Tous ont aimé leur expérience. À midi on revient vers Lima. Toujours 8 heures de bus. Ici à 18 h il fait noir. 12 h de nuit, 12 h de jour à l’année. Vite il faut entrer à l’hôtel car le départ pour San Ramon est à 7 h. Demain nous nous lèverons à 5 h ½. La nuit sera courte. 5 novembre : Mauvaise nuit : malade une partie de la nuit : diarrhée et vomissement. Je pense au long voyage du lendemain. Imodium et gravol. Au levée je suis incapable de me tenir debout. Je suis verte aux dires de tous. Sans déjeuner je monte dans l’autobus et on part. Pas 10 minutes de fait je cours vite à la toilette et m’installe à l’arrière au cas où j’aurais à … Par chance les pilules ont fait effet et je dors toute l’avant- midi. Est-ce un empoissonnement alimentaire ou la tourista. Après 5 h de bus on arrête pour le dîner. Hélas j’ai dû passer mon tour. Quelques bouchées d’un sandwich. Nous repartons. Ce que je ne vous ai pas dit nous allons vers San Ramon dans la région du Junin. Nous devons traverser les Andes au point le plus haut nous sommes à 4 828 m d’altitude. Je ressens dans mon corps malade les effets de l’altitude. Nous serons au 800 m à San Ramon. Les montées et descentes sont longues avec beaucoup de précipices sans protection. Nous rencontrons beaucoup de gros transports sur notre trajet dans les courbes et même nous devons laisser le passage à ceux qui montent. Nous arrivons à 19h. 12 h de bus. On en avait marre car supposément c’est un trajet de 8 h à 9 h. Les amis québécois qui sont ici depuis septembre nous attendaient avec le souper. Oscar, le péruvien nous donne les consignes et nous présentent les péruviens avec qui nous travailleront demain. C’est le partage des endroits de chantiers. Demain je vais à l’albergue (auberge) pour de la construction. 21 h 30 le bus nous amène la maison d’hébergement qu’on appelle la grande casa (maison). Le tirage au sort des lits se fait. Je suis chanceuse, j’ai le choix d’une chambre à 6 avec 1 salle de bain de chaque côté. Il fait très chaud et c’est difficile de s’endormir. Il faut se lever tôt car demain c’est le chantier. 6 novembre : 5 h 30 c’est le réveil. Il faut se déplacer en touctouc pour parcourir 2 km pour aller à pequena casa (petite maison) pour les repas. Je me sens beaucoup mieux aujourd’hui. On ne me croit pas capable d’aller travailler. Y parait que j’étais verte et j’ai retrouvé quasi toute mon énergie. Je suis moi-même surprise. J’ai fait du sassage de sable, de la scie et pour finir des chevrons. Le chiffre de travail est de 7 h à 12 h 30 avec une pause à 10 h. La consigne est de boire beaucoup d’eau car il fait très chaud. Je retourne même en après-midi pour apprendre à faire du plancher. Retour à la gran casa pour une douche et aller à internet. Surprise nous ne sommes pas à la haute vitesse et mon blog a été piratée. Je ne peux plus vous envoyer de message par le blog. Que faire? Contact de Cindy et une bonne nuit de somme me donnera une solution. Les jobs sur les chantiers sont très physiques : du pique et de la pelle pour faire des fossés pour la période des grosses pluies, égaliser la cour intérieure : enlever de la terre et remplir de terre noire, ramasser les déchets de la construction, sassage de terre pour les travaux de finition, construction d’un nouveau bâtiment à partir de la base. À 20 h je me couche épuisé de ma journée dans une chambre très chaude qui rend difficile le sommeil. Le groupe est épatant et la bonne humeur est là. La bouffe est très bonne. La carne (viande) est principalement le pollo (poulet). Patate et riz en quantité. On reprend bien ce qu’on la perdu à grosses gouttes de sueurs. 7 novembre : Lever à 5 h 30. Pour moi, c’est presqu’à la même heure qu’à la maison. Pas de problème pour moi. Après le déjeuner nous sommes sur le chantier à 7 h. Ce matin je travaille à faire du plancher de bois. Nous n’avons pas une belle qualité de bois. En plus il est vert. Imaginez-vous quand le bois séchera qu’est-ce qui arrivera? Une grosse avant-midi de travail. Mais la température était avec nous. Le ciel couvert est favorable à des travaux normalement au soleil. Suite du 7 nov (samedi) : Après le dîner nous revenons à la maison pour une bonne douche. Même si cette journée est couverte il fait très chaud. Plusieurs en profite pour faire un somme dont moi qui n’a pas cette habitude. D’autres vaguent à la lecture, vont à internet, faire des achats au mercado. Vous savez nous vivons dans une maison où il y a 38 lits dont à 80% sont superposés. Des lits dans la cuisine, dans le salon. Donc pas d’espace pour relaxer qu’à part notre petit coin de lit. Nous vivons dans nos valises. Comme nous avons tous vécu à peu près de façon similaire au Guatemala donc la bonne humeur est de mise. Il y a quand même un grand respect du peu espace de l’autre. Même si nous devons prendre le touctouc pour aller aux repas, nous apprécions d’être au centre ville où les services d’internet sont accessibles. Hélas pas de haute vitesse. Je pensais faire du Skype avec les enfants. Vous savez nous avons traversé les Andes et nous sommes dans une cuvette entourée de montagne approximativement de 1 500m. Nous sommes vraiment isolés. Le contact avec la population est chaleureux. On se sent en sécurité ici. On peut sortir dans la ville seule sans danger. Dimanche 8 nov : Pas de chantier. Ici on vit les dimanches comme il y a 50 ans au Québec. Après la messe on se retrouve dans le Parc central pour des cérémonies avec différents groupes militaire, scolaire, religieux pour la cérémonie de la levée des drapeaux et les hymnes du Pérou et de San Ramon devant beaucoup de dignitaires. On nous dit que cela se passe comme cela tous les dimanches. Il y avait aussi une parade de costumes pour la fête du seigneur accompagné de musiciens. Ils ont circulé dans la ville presque toute la journée. Nous sommes les seuls blancs en ville dont on nous reconnaît facilement. En après-midi nous allons à la piscine de l’Hôtel Shimanperi. Il fait bon de se baigner dans la grande piscine. C’est un vrai rafraîchissement pour le corps. Plusieurs se prennent un bon repas sur place. En fin d’après-midi avant le souper nous assistons à la messe du Padre Roger Fortin à la pequena casa. C’est une bonne journée de repos avant les 6 jours de chantier qui nous attendent. Je n’ai pas encore réussi de mettre des photos sur mon blog mais j’ai réglé mon problème de blog que j’avais créé moi-même en utilisant un point au lieu d’un trait d’union dans mon adresse, m’a dit Cindy par téléphone. Je suis contente de pouvoir poursuivre mon carnet de voyage. Je ne crois pas pouvoir mettre de photo sur mon blog avec internet base vitesse. Nous avons commencé une semaine de 6 jours de travail au chantier. Pour être sur le chantier à 7 h cela veut dire une levée très tôt. Entre 5 h30 et 6 h. À 4 ou 6 par chambre de lits superposés, l’espace est restreint pour fouiller dans les valises. Il faut dire que nous n’avons pas de bureaux et à peine une tablette et des crochets par personne. Plusieurs se rendent à pequena casa à pied soit une demi-heure de marche. Moi j’en profite pour rester un peu plus longtemps au lit car les nuits sont plutôt dérangeantes. Beaucoup ronfle. Imaginez-vous que les portes restent ouvertes pour la circulation de l’air. Vers 5 heures le chant des oiseaux viennent changer la musique de ronflement de la maison. On s’habitue à tout. Sans cela, tu ne pourrais pas faire de voyage de coopération. À 40 pour déjeuner, tout se déroule bien. Le gruau et le café sont prêts. Il y a du beurre de peanut au menu car on nous avait demandé d’en apporter. Du bon jus d’orange complète notre lunch. Départ pour le chantier. À pied pour l’albergue et en auto pour un groupe qui construise une école sur un terrain donné par les militaires. La pause est à 10 h30. Ce matin il faisait 48 degrés. Une chaleur accablante. Un, deux, trois coups de pique, une gorgée d’eau et un arrêt. On dégouline, on sue … C’est ça le travail de coopération. Aujourd’hui plusieurs coulaient du ciment pour faire la footing pendant qu’alberge se continuait le travail de sassage, de pique et pelletage, de chevrons et de plancher de bois franc. Avec nous travaillent des péruviens sur la finition des murs de ciment, le flattage qu’on pourrait dire. 12 h30 : Fin de chantier pour la journée et retour à pequena casa pour le dîner. J’oubliais il y a aussi le chantier de la cuisine. À chaque jour 4 du groupe travaillent au repas, à la cuisine avec Carmensita la cuisinière péruvienne. C’est le chantier le plus long car il finit après le souper. Assez exigeant pour les repas d’un si grand groupe. Que faisons-nous l’après-midi : d’abord on se douche, plusieurs en profite pour la sieste à cause de la chaleur, les loisirs sont de mise : lecture, internet, écriture. Ici nous avons la chance d’avoir un hôtel où on peut aller se baigner. Personnellement je préfère retourner au chantier pour une couple d’heures. La vie en grand groupe dans peu d’espace je n’y suis pas habituée. Comme j’ai la job de la scie pour la coupe du bois franc du plancher je continue ma job. Ils sont déjà en retard à ce niveau. Le souper est à 19 h. Les coopérants aiment bien prendre une bonne bière froide car l’eau est plutôt chaude ici. Bien entendu nous buvons que de l’eau en bouteille pour s’éviter des problèmes. Le retour à la gran casa (dortoir) se fait entre 20 h et 20 h30. À 21 h 30 tous sont couchés. Il fait chaud dans les chambres. Un drap suffit pour se couvrir et bien souvent pas du tout. Par chance la nuit rafraîchit les chambres. Nous avons encore 8 jours de travail ici à San Ramon, avec une journée de repos dimanche le 15 pour une visite culturelle. La vie à San Ramon Cette petite ville de 7 500 habitants située à la porte de l’Amazonie nous offre sa joie de vivre. La population dégage la sécurité. Nous nous déplaçons seul ou en petit groupe sans peur. C’est bien différent de la capitale Lima où on doit toujours surveiller nos sacs à main. Ici, il y a une vie sportive intense et bien organisée : des parties de soccer entre jeunes se déroulent dans le Parc central et pour les grands à l’estadio. Au club social c’est le basket-ball. Le Parc central est grouillant de vie. C’est l’endroit pour aller lire tranquille, rencontrer et jaser avec les péruviens et surtout pour avoir l’espace qui nous manque au dortoir de la gran casa. Nous sommes seulement 3 coins de rue de ce Parc. Aux alentours du Parc central et sa verdure, se trouve là : club social (gymnase, salle de rencontre), la cathédrale, l’hôtel de ville, les espaces à internet, la banque, les touctoucs et taxis. La particularité de San Ramon c’est les touctoucs qui servent de taxis pour toute la population même pour les écoliers. Que tu sois 1, 2, ou 3 max cela te coûte toujours un sol, peu importe la distance à parcourir. Un sol équivaut 0.37 de notre dollar. Il y a ici 10 touctoucs pour une auto. Je n’exagère pas. C’est un va-et-vient incessant sur la principale. Normalement nous faisons 4 déplacements par jour. Faites le compte et vous verrez que ce n’est pas cher. Seulement 1 sol pour une heure d’internet. Ce qui vient à dire que la vie n’est pas chère ici pour nous. Pour les péruviens qui gagnent 25 sols par jour (approximativement 10 $) ce n’est pas la même chose. Il n’y a pas de sots métiers pour gagner sa croûte : cireur de chaussures, vendeurs de rue (fruits et légumes), etc. Les commerces sont ouverts très tardivement donc le nombre d’heures de travail ne se comptent pas pour combler le manque à gagner. L’argent ne fait pas le bonheur. Une consigne bien vivante à San Ramon. L’eau, une nécessité Au Pérou comme dans tous les pays d’Amérique centrale et du sud, l’eau est une denrée rare que l’on doit ménager. À chaque jour, on doit remplir le gros contenant qu’il y a sur le toit pour les besoins du jour. C’est par la gravité que l’on distribue l’eau dans la maison. Si on abuse de l’eau on en manque. Imaginez-vous, pour les toilettes on fait couler l’eau seulement pour les gros besoins cela suppose ce que vous pensez pour le pipi… Comme on est un grand groupe à la casa, tous arrivent pour la douche après le chantier. Le temps pour la douche est limité pour sauver l’eau. Lors des grosses pluies qui sont souvent en abondance l’eau est plutôt brune. Nous apprécions notre confort et notre eau potable. Pour ne pas être malade, nous buvons de l’eau en bouteille et faisons les repas avec cette eau. Malgré toutes les prudences, depuis 2 jours, 10 ont eu la tourista. En plus il n’y avait pas d’eau à la casa pour les malades et pour nettoyer les toilettes. Cauchemar. À 38 dans la même maison, nous devons apprendre la tolérance, le respect de l’autre, le sens de l’humour, le sens d’adaptation, le partage, l’attente et surtout apprécier notre confort québécois, la solitude, notre bon lit, la propreté de notre toilette. Ici le lavage du linge et de la vaisselle se fait à la main. D’ailleurs pour plusieurs c’est leur gagne-pain. J’espère un jour que nous québécois nous n’aurons pas à vivre la nécessité de l’eau. L’eau est l’or bleu, nous sommes riche et ne gaspillons pas.
Fêtes et visite culturelle Toute la semaine passée San Ramon était en fête. Du 8 au 14 novembre, il y avait plein d’activités au parc central et au club social où se situe la salle polyvalente. Ce sont des fêtes annuelles, les 101 ans de la nomination de San Ramon comme département politique .Dimanche le 8, la cérémonie d’ouverture : chaque jour en fin de journée le Parc est animé. On monte une scène pour l’occasion et les gens se rassemblent pour assister aux démonstrations. Des activités avec des groupes de danse et de soccer de tout âge. Samedi fut la journée du pique-nique et kermesse au parc, de la musique avec l’harmonie de la place. Aussi un concours national de danse genre flamenco au Club social et en soirée dans le Parc, de la danse folklorique avec de beaux costumes du pays par différents groupes. Nous avons apprécié cette vie culturelle de San Ramon. Dimanche, le 15 novembre, c’est la visite culturelle de notre groupe dans les environs Chanchanmayo et Perene. Seulement la moitié du groupe accepte de faire cette visite facultative. Nous partons avec 2 mini-bus pour les chutes de Bayoz. Le départ est retardé par un des chauffeurs qui n’a pas suivi la consigne. On se retrouve à Merced 1h et demie plus tard. Donc cette visite de Merced a été écourtée. Je peux vous dire que Patricia, notre responsable péruvienne, lui a dit sa façon de penser. Un premier vrai arrêt : pour la visite d’une compagnie de café Highland Coffee. Cette région est la plus importante exportatrice du café du Pérou. On nous explique le processus de la récolte à confection, les sortes de café et bien sûr suivi de la dégustation. Intéressant. On n’oublie pas quelques achats. Second arrêt : jardin zoologique nous permettant de connaître les oiseaux, les animaux de la région et quelques plantes typiques du pays. Un attrait un peu du genre que l’on peut offrir en région. Pas un zoo comme Granby mais instructif. On nous dit que dans 50 minutes nous serons à la chute. Le dernier bout de chemin se fait sur route de terre très étroite à flanc de montagne. Plusieurs n’osent pas regarder le côté de la route à cause de la pente abrupte de la route. Des précipices… Arrivé sur place nous pique-niquons avant de prendre le sentier pour la chute. Encore 10 minutes. Nous suivons les petites chutes pour découvrir avec joie cette belle et haute chute. Qui osera aller sous le courant d’eau de la chute : Yves, Gilberte, Alain, Jean-Jacques, Madeleine, Urbain ont osé. La chute est plus forte aujourd’hui car il y a eu une forte pluie dans la nuit. Les autres se mettent les pieds à l’eau pour jouir de l’effet reposant d’un bon bain de pieds. Beaucoup de péruviens font comme nous par un dimanche après-midi comme au Québec. Sur le retour, nous arrêtons dans une communauté appelée Pampa Michi. On nous costume comme eux et le chef nous instruit sur sa communauté en faisant participer sa famille. À leur tour on entre dans la danse et pour finir on nous offre d’acheter de petits souvenirs. Là un castor péruvien, un singe, un serpent, des perroquets font partie de l’attraction. Un dernier arrêt pour une visite d’un site sur les papillons. La guide, très connaissante de son sujet, nous instruit tout au long de la visite. Au Pérou il y a 20 % des papillons du monde. Tout le groupe a bien aimé son excursion. Il faut dire que la nature très tout au long du trajet nous a ravis. C’est une région de fruits : ananas, bananes, mangues, oranges en plus du café. Les arbres fruitiers sont très souvent dans des pentes de 45 à 50 degrés. On nous attendait à la casa pour le souper avec du pollo (poulet). Du poulet on en mange au moins 5 fois par semaine, préparer de toutes les façons avec du riz et des patates. Encore 4 jours de chantier avant le retour de Lima.
Fin des chantiers du Pérou Les souvenirs de notre chantier de 12 jours à San Ramon. À l’albergue (auberge) nous avons fini le plancher de bois franc et déjà les murs des chambres sont mis en place et une bonne partie des pignons sont montés. Tout cela nécessite plusieurs bras d’hommes. Aussi le jardin central est quasi achevé avec ses plantes typiques du pays que Gilberte a acheté aux marchés avec Padre Roger. Les équipes du sablage ont frotté 652 planches qui serviront à la toiture du toit cathédrale des 5 chambres du second étage. Un travail de moine. Aussi plusieurs ont étendu 5 voyages de sable sur le chemin de l’entrée. À la Fap, les travaux sont finis depuis 2 jours. Pour notre départ, les péruviens de la Fap nous organisent une petite fête de remerciement. Pour le dernier repas afin d’éviter les corvées de vaisselle et ménage, nous soupons au Sharampari, hôtel de la piscine. Toujours au menu le poulet mais en brochette cette fois. Nous laissons dernière nous les 3 couples de québécois qui nous ont reçu : Yves et Monique, Édouard et Lise, Jacques et Rita. Ils retrouveront leur tranquillité et reviendront au Québec le 5 décembre. Aussi des amis Péruviens : la cuisinière Carmencita et ces menus variés de poulet, (au moins à jour), Lourdes à notre service à la grande casa, Oscar et Patricia nos guides et responsables des chantiers et bien entendu les ouvriers péruviens des chantiers. Nous laissons derrière nous nos petites misères : la vie en commune à 39 personnes avec des lits dans chaque pièce, cuisine et salon compris, où nous sommes tassés comme des sardines; les douches à prendre avec 5 salles de bain dont 2 à l’eau chaude seulement ; les jappements de chiens la nuit qui dérangent notre sommeil et les gens du 3ème qui écoutent la tv à tue-tête aux petites heures du matin ; on n’oublie pas les ronflements de nuit et de jour; les lavages de Lourdes qui ne sèchent pas pcq pas assez tordus et un coup séché sente les chaussons; le jus de pelure d’ananas bouillis et qu’on accuse d’avoir eu des effets sur notre santé ( plus de la moitié du groupe ont été malades); le manque d’eau lors de diarrhée intense d’une certaine journée. Mais on va s’ennuyer de nos voyages en touktouk soir et matin et des péruviens de San Ramon. Nous sommes tout de même heureux de quitter car nous partons pour 8 jours de voyages et de visites culturelles : bus, avion, train. Nous visiterons particulièrement : Cusco, Machu Pichu, Lac Titicaca, La Paz. Nos prochains chantiers seront au Paraguay. Résumé d’un coopérant : On se couche à l’heure des poules (8h30) on se lève à l’heure des coqs (5h30) on travaille comme des chiens (6h à la grosse chaleur) on boit comme des cochons (2 bières par jour se désaltérer) dit François Duguay (coopérant) qui ronfle beaucoup ( il ya en a au moins 9 autres!). Demain nous partons pour Lima en bus 10 h de transport.
Traversée de la Cordillère des Andes Après une fête réussie des péruviens pour notre départ et un souper au clair de lune à l’Hôtel Sharampari,m au bord de la piscine, avec un groupe de québécois survoltés, chantant Hola Hola à toutes voix, annonce le grand départ pour les visites culturelles du lendemain. Levée à 5 h et remise des gros bagages pour le bus, nous prenons le touktouk pour notre une dernière fois afin d’aller déjeuner à la casita. Des salutations touchantes aux 3 couples québécois que nous laissons derrière nous. Nous embarquons pour la grande traversée de la Cordillère des Andes. Départ 6 h avec le lunch du dîner que quelques québécois ont préparé la veille après le souper. Merci à Andrée P, Yves et Claire et André B. C’est le grand dérangement. Il y a un système de rotation au niveau des sièges dans le bus afin que chacun puisse profiter de l’avant du bus. Hourra ce matin je suis assise sur le siège avant pour tout voir les précipices et les beautés de ces montagnes gigantesques. Nous savons que approximativement 8 heures et 270 km de bus nous attend. Donc imaginez la vitesse moyenne de l’autobus. Le début du trajet est un peu difficile car la route est en réparation. Nous devons même traverser une rivière avec le bus. Le pont a été emporté ces dernières années. Ici les travaux s’exécutent sur plusieurs années. Vous devriez voir le tas de maison en construction qui seront achevées dans 1 à 2 autres générations. Nous laissons une région d’agriculture et d’arbres fruitiers. Nous montons, montons toujours plus haut pour atteindre 4 818 m. Plus on avance plus les montagnes escarpées sont nombreuses. Nous passons dans une crevasse où la route est en serpentin et en épingle à cheveu nous permettant d’accéder le point culminant. Il y a des petites villes de mineurs sur le long du parcours. Le minerai principal est le plomb. Même la montagne est polluée par les déchets des cheminées des usines. À 10 h nous arrêtons pour le lunch. Nous entrons dans un resto et achetons notre breuvage. Pause pipi et ½ h plus tard nous reprenons la route. Mais il faut faire la rotation des sièges en en sautant un. Je suis chanceuse en changeant d’allée je reste tout de même presqu’en avant. Nous commençons à sentir les effets de l’altitude car en sortant du bus plusieurs avaient des étourdissements. Aussi je dois donner du lâche à mes pieds serrés et la respiration est plus haletante. Nous arrivons au 4 818 m. Là sont des lacs d’eau verdoyante. La descente commence afin d’atteindre Lima situé au niveau de la mer, au bord du pacifique. Pour moi, ce trajet est tout nouveau. Lors de l’aller, j’étais malade et dormais dans le bus. Je découvre un paysage extraordinaire avec des montagnes de différentes couleurs, des petites villes bien vivantes, des mineurs au travail, le train transportant les minerais, des ponts de toutes sortes. Enfin nous arrivons à Lima. Nous revenons à l’hôtel Soul Mate vers 15 h 45. La distribution des chambres, le temps libre et le souper pour finir cette journée. Consignes pour le lendemain : levée à 5 h 30, déjeuner et maintenant nous sommes à l’aéroport en attente de notre avion pour Cusco. Une heure de vol avec la compagnie Taca.
Le monde des Incas : Visite de Cusco Nous sur volons les Andes en Air Bus 320. De temps à autre nous pouvons voir l’immensité de ces belles montagnes et à certains endroits la neige éternelle. L’atterrissage ne se fait pas sans turbulence. Cusco est 3 400 m d’altitude et se trouve dans une cuvette. Du ciel, nous voyons la ville et la piste d’atterrissage que le pilote contourne. Nous touchons presque aux montagnes environnant Cusco. Enfin après une heure de vol nous nous posons au sol. Cela me rappelait l’atterrissage de mon premier voyage au pays des Incas en 2004. 10 autres québécois travaillant sur un autre chantier au Pérou se sont joint à nous pour cette partie du voyage. 2 bus et une camionnette pour les bagages nous amènent vers notre hôtel La Residencia del sol (ancien couvent) situé en plein centre de Cusco, face au site Qoricancha . À cause de l’altitude on ne cesse de nous dire d’aller lentement. Un thé de coca nous est servi en attendant notre chambre. Jacqueline (Choquette, ma co-chambreuse depuis le début) et moi nous avons le plaisir de découvrir nos nouveaux espaces. 13 h : Rassemblement pour le départ du dîner. À pied, en marchant lentement, on traverse la Plaza des armas (Place des armes) pour arriver au restaurant qui a été réservé pour nous. Un seul menu pour gagner du temps. Pendant le repas le groupe Los hermanos Roque nous joue de la musique péruvienne. En souvenir de cet excellent groupe, j’ai acheté leur CD .Cette après-midi ce sont les visites des sites Incas près de et à Cusco. Pour ce périple de 3 jours, nous sommes divisés en 2 groupes de 24 personnes. Noé et Julia sont nos guides pour le périple au pays des Incas. Je suis du groupe de Noé. Cusco était considéré comme le nombril du monde car tous les chemins des incas arrivaient là. Le pays des Incas comprenaient une partie de la Colombie, le Pérou actuel, des parties de la Bolivie, le Chili, l’Argentine. Un immense territoire. Nous partons en bus pour visiter les temples de Sacsayhuaman et Qenko. Ce qui reste de Sacsayhuaman , ce sont les fondations car les espagnols ont pris la plupart des pierres de ce site pour construire leurs maisons, leurs églises et couvents etc. Les pierres restées sur place étaient trop grosses pour être transporté. Noé nous explique la théorie possible de la construction des Incas. Les pierres s’ajustent les unes les autres sans ciment. Tout un travail de précision. La carrière de pierres qui a servi à sa construction est à 8 km de là. Pensez-y, le transport, la coupe des pierres? À chaque année le 24 juin on reconstitue les événements du temps des Incas. Qenko est un temple de sacrifice. Là on nous explique la trilogie des incas, les trois mondes des Incas : le puma, le condor et le serpent. Au retour de la montagne nous nous dirigeons vers la Cathédrale situé à la place d’armes. 3 églises forment la cathédrale : l’Église de la Sainte Famille, la cathédrale elle-même, l’église de la conquête. La cathédrale était seulement pour les espagnols vivant aux alentours de la Place des armes. Il a fallu 100 ans pour la construire au XVI ème siècle. Finalement notre visite de Cusco se termine par Qoricancha. Ce musée, site historique des Incas, est très riche d’information sur la façon de construire qui permet de supporter les tremblements de terre, la vie de l’Inca et de leur richesse. Il est devenu, aujourd’hui, un monastère.
Vallée des Incas, vallée sacré Toujours nous partons tôt pour traverser les montagnes pour descendre dans la Vallée des Incas. Cette région se développe par l‘agriculture. C’est la saison du blé d’inde. Les montagnes environnantes laissent voir les terrasses du temps des incas qui ne sont plus cultivées. C’était un travail bien structuré. Nous visitons un élevage de camélidés pour apprendre à différencier le lama, l’alpaga, le guanaco, le vicuna. Sur place les laines sont teintes à partir de produit végétal et minéral. Des démonstrations de tissage par les habitants en costume du pays complètent cette visite. Nous avons la chance de faire de bons achats de produits de la coopérative. Car les artisans se regroupent pour la vente de leur produit même si il y a beaucoup de sollicitation individuelle à tous les endroits où l’on arrête. C’est le jeu de la négociation une habitude des pays du sud. Notre guide Noé, nous fait observer sur les toitures des maisons une croix avec une vache et un taureau. C’est un symbole de fertilité. Ici les familles sont nombreuses de 8 à 12 enfants. Un mirador sur notre route nous permet de mieux apprécier la vallée des incas. Une vallée où l’agriculture est très vivante. Une vallée entourée de belles montagnes où les terrasses des Incas laissent un passé bien organisé. Après un excellent dîner (on a fêté Jacqueline Renaud) toujours planifié comme d’habitude, nous nous arrêtons au marché de Pisaq. Tous les dimanches, ce marché rassemble les artisans de toutes sortes, les agriculteurs, les artistes pour offrir leur produit. Les revenus de leur vente leur permettent de vivre. Avant de prendre le train pour le Machupicchu, nous visitons la cité inachevée Ollantaytambo. C'est l'un des seuls vestiges de l'architecture urbaine inca avec ses bâtiments, ses rues et ses patios. Avec la fin de l’empire Inca le chantier de cette cité est resté en plan. Nous avons escaladé les terrasses pour atteindre au sommet un temple inachevé. Comment pouvait-on apporter des pierres d’une telle taille au sommet d’une montagne. Ce sont des génies. À 15 h30 nous embarquons sur le train Pérurail pour se diriger à Aguas Calientes, village au pied de Machupicchu. 47 km de train soit 1h30 de voyage. Le train est le seul moyen de transport pour se rendre à ce site à part la marche par le chemin des incas. En train, on longe la rivière Urumba sur tout notre parcours. On croise plusieurs trains de ravitaillements et de passagers, plusieurs vestiges incas encore visibles et le chemin des incas. Une bonne nuit et demain c’est la grande visite d’une des merveilles du monde.
Machu Picchu Objectif du jour : la visite de la cité inca « perdue » Machu Picchu. À 6h du matin, sous la pluie, nous partons avec nos guides pour joindre les autobus qui nous mèneront au sommet de la montagne où se trouve le site majestueux des incas. Les conquistadors espagnols n’ont pas pu le détruire car ne connaissaient pas son existence. Ils ont à peu près tout mis à terre pour reconstruire sur les fondations des sites incas des églises, monastères etc. ou prendre les pierres pour leurs nouvelles constructions comme exemple la Cathédrale de Cusco. Enfin en autobus nous escaladons la montagne par un chemin en serpentin, très étroit où nous croisons à des endroits déterminés 7 autobus en redescente. 30 minutes de montées. Nous n’aurons pas besoin d’imperméable car le soleil perce les nuages. Merci car à ma première visite, il y avait de la bruine. Alors Noé, notre guide français, nous fait prendre un petit chemin en zigzag que nous montons lentement un en arrière de l’autre pour avoir la surprise de voir le site de haut. Le premier regard sur le site est magique à couper le souffle. Des bels photos souvenirs sont prises de là. Au cours de la visite de 2h30, il nous explique les différentes constructions : la porte d’entrée de la cité, le temple du soleil, la place sacrée, le temple aux trois fenêtres, le cadran solaire, le temple du condor, la place centrale, la porte d’entrée du chemin des incas. En plus de ces lieux historiques ils nous informent sur la vie des Incas, les oiseaux et animaux qui sont sur le site. Ces multiples connaissances ainsi que les théories des archéologues sur ce site : sa construction, sa fonction dans le monde inca, sa fin possible nous captivent. Nous étions tous yeux et toutes oreilles à ce qu’il nous disait. Cette visite sera pour tous un point culminant de nos visites culturelles. Après la descente, un bon repas toujours planifié, nous reprenons le train pour Ollantaytambo. Les personnes de bord nous offrent une parade de mode de beaux vêtements de collection du pays. Le bus nous attend à la gare pour le retour sur Cusco. Fatigué mais heureux de notre journée mémorable, une bonne nuit de sommeil nous attend pour le voyage de demain.
Altiplano De Cuzco, aujourd’hui nous avons 8 heures de bus à faire pour atteindre Puno soit 380 km toujours à une altitude de 3 400 m. Parmi les arides montagnes rocheuses, l’Altiplano (haut plateau andin) se déploie à l’infini, parsemé de lacs de glaciers et de hameaux qui n’ont pas changé depuis des siècles. Dans la région de Cuzco les populations vivent de la terre et de l’artisanat. Tandis que dans la région de Puno les terres sont non cultivables. Le premier arrêt est une visite de la Chapelle sixtine andine à Andahuaaylillas. Cette construction des débuts des années 1600 sous la responsabilité des Jésuites et par la suite des Dominicains présentent des fresques, des peintures et bien des œuvres anciennes, de nombreux trésors d’or et d’argent. La Chapelle est en réhabilitation. Des travaux majeurs permettront de conserver un joyau de cette région du pays. Au point culminant de Raya 4 338 m, col andin, le plus haut point de l’Altiplano nous arrêtons pour une pause. Le groupe en a profité pour faire quelques achats dont des tuques et des gilets car plusieurs vendeurs sont là avec leurs marchandises et pour admirer les sommets enneigés. Le col matérialise la limite entre les départements de Cuzco et Puno. Nous arrivons vers 17 h30 à l’Hôtel Plaza Mayor de Puno. Un souper léger et une bonne nuit nous préparera pour l’excursion sur le lac Titicaca. J’oubliais de vous jaser des difficultés de quelques-uns à l’altitude. Encore plusieurs sont malades. Moi-même je trouve difficile de dormir. Lac Titicaca Le temps s’annonce bien pour notre journée sur le lac Titicaca. Titicaca veut dire puma de pierre. Ce lac mesure 170 km de long et 60 km de large et appartient au Pérou et à la Bolivie. Lac navigable, le plus haut du monde 3 820 m et le plus grand de l’Amérique du Sud. Selon la légende c’est ici qu’émergea le premier inca Manco Capac. Nous partons 2 par 2 en touctouc à bicyclette. C’était beau à voir aller 23 touctouc en parade vers le port. Un bateau nous attend pour la balade sur le lac et pour visiter les îles des Uros et l’île d’Amantani. Avec ce bateau nous nous rendrons en moitié moins de temps que les bateaux traditionnels. Je me rappelle lors de mon premier voyage à l’île Taquile c’était avec une barge pas trop organisé. Cette fois-ci, c’est le grand confort avec la sécurité. À 5 km du port de Puno, les extraordinaires 40 iles flottantes du peuple Uros constituent la principale attraction touristique du lac Titicaca. Uniques au monde, elles méritent le détour. On arrête à une des îles. Les Uros nous accueillent avec des chants. Notre guide nous explique la construction de ses îles faites à partir de roseaux légers appelés totora qui poussent en abondance dans les eaux peu profondes de la baie de Puno du lac Titicaca. La vie des Uros est indissociable de ces plantes, en partie comestibles, qui servent aussi à réaliser leurs maisons, leurs bateaux et l’artisanat qu’ils vendent aux touristes. Pour finir notre visite un certain nombre du groupe embarque sur un bateau, du genre ponton à deux étages, fait de ces roseaux pour se diriger vers une autre île. De là, notre bateau d’excursion, vient nous prendre pour poursuivre notre randonnée vers Amantani. Avant de nous laisser les femmes Uros nous chantent quelques chansons en un bon français : Alouette, Sur le pont d’Avignon, Au clair de la lune. Une belle expérience à vivre avec un peuple et ses traditions. Après une 1h15 de bateau, on arrive sur l’île d’Amantani. Un accueil chaleureux : on nous lance sur notre passage des pétales de fleurs et un groupe de jeunes musiciens nous accompagnent jusqu’à l’auberge de Richard (nom bien québécois) pour le dîner à la truite arc-en-ciel. Avant de manger notre guide Paco nous explique le fonctionnement de l’île et l’esprit de coopération qui y règne. Aussi il nous instruit sur la croix andine. Après le repas nous passons par le centre du village en suivant les jeunes musiciens jusqu’au port. Le lac est calme et la présence du soleil nous permet de revenir à Puno assis l’extérieur du bateau. Cette Île est beaucoup moins touristique que celle de Taquile visitée antérieurement. Encore une belle journée et déjà demain nous nous dirigeons vers La Paz Bolivie.
Vers la Bolivie Ce matin à 6h 15 nous partons pour la Bolivie. Au départ, il pleut et la route est en mauvais état. Nous suivons le lac Titicaca sur une grande distance. Enfin nous arrivons aux frontières de la Bolivie. Oscar notre agent de voyage s’occupe des bagages pour traverser les frontières afin de nous éviter des ennuis. Il faut passer aux douanes de Pérou pour remettre notre papier de séjour. Mais Jacqueline Choquette, ma compagne de chambre, a été intercepté parce ce que le nombre de jours autoriser à vivre dans le pays étaient dépassé. Erreur des douaniers à Lima qui ont marqué 20 jours, quand nous devions être là 26 jours. Elle a dû payer 5 $ soit 1 $ par jour pour corriger son illégalité. Par chance qu’Oscar et Padre sont venus à son secours. On ne comprend pas tous l’espagnol comme eux. Le groupe a fini par traverser après trois quarts d’heure le pont - frontière. L’organisation des douanes est loin d’être comme chez-nous. On se demande comment il contrôle vraiment tout ce qui se passe. Nous sommes en Bolivie. Le petit manège recommence. On passe aux douanes boliviennes pour remplir notre papier de séjour. À cette étape aucune difficulté. Nous avions eu les conseils de faire attention car les douaniers de ces pays ne sont pas toujours honnêtes. Avec Oscar, nous avions une assurance d‘avoir son aide si nous avions le moindre problème. Nous sommes heureux que Jacqueline ait réglé son problème. Nous saluons et remercions Oscar car lui reste dans son pays le Pérou. De nouveaux guides boliviens : Julio et Joël nous animerons à partir d’ici. En route vers le site Tihuanaco, le site archéologique. Pour plus d’informations voir dans ce blog l’article sur Tihuanaco. Hélas il pleut nous ne pouvons aller directement sur le site mais nous visitons les musées à l’entrée du site. Ce qui nous émerveille dans les musées est le monolithe de 8 m d’un personnage. Tiwanaku sculpture est composée généralement de la colonne de bloc-comme des figures avec de grands yeux plats carrés, et détaillées avec faible relief. Déjà 15 h, La Paz nous attend. Nous nous arrêtons au mirador qui nous donne un point de vue de la capitale de la Bolivie. Située à l'altitude de 3660m, c'est la capitale la plus élevée du monde. Le groupe est époustouflé de la beauté de cette ville situé dans un trou et des montagnes enneigées qui l’entourent. Une ville où les riches sont en bas tandis que les pauvres sont en haut. On arrive à l’hôtel et Padre fait comme toujours la distribution des chambres. Surprise, les décors des chambres sont plus western et colorés que les chambres de hôtels modernes. C’est sympathique. Le souper est servi au 5ème étage dans une belle pièce avec vue sur la ville et les montagnes. C’est un repas de Noël organisé pour nous par l’hôtel. Il faut dire que les groupes de Casira viennent ici au moins 3 fois par an. Un repas de dégustation nous est préparé et accompagné avec un excellent vin de la Bolivie. Demain sera la visite de La Paz.
La Paz Ce vendredi matin, nous allons au mercado où le dernier groupe de sept - octobre a travaillé. C’est à l’extérieur de La Paz à l’Alto. C’est une coopérative qui s’appelle Association artesanal boliviana « ASARBOLSEM ». Cette association travaille depuis le 8 juillet 1989 avec la force des leaders en groupe et communautés rurales avec un objectif commun : réussir à consolider une entreprise sociale qui réussit à être économiquement viable, accepté socialement et écologiquement durable. L’offre commerciale de ASARBOSEM est : l’artisanat Textile 100% Alpaga, instruments de musique et céramique décorative. Cette entreprise fait des exportations en Europe, en Asie, en Australie, l’Amérique du Nord et latine. Padre Roger souhaitait que l’on fasse nos achats à cette coopérative pour s’assurer de la qualité de nos achats. Nos achats ont été les meilleurs de tous les groupes Casira de qui y ont passé aux dires de Roger. C’est Antonia une femme avec un passé difficile qui est l’initiatrice de ce projet. Elle est même vice-présidente au conseil de la municipalité de la ville Alto. Elle a beaucoup de charisme. Après le dîner pris à l’hôtel, nous partons pour une visite de la ville. La Vallée de la lune est un endroit spécial. Car on dit que dans le passé cette vallée était recouverte par le lac Titicaca. C’est de la terre boueuse séchée qui forme des stalagmites. Un petit sentier délimite le parcours qui est parfois très étroit et la prudence est de mise car il ya de nombreux précipices. Notre guide Julius nous explique la formation de ses pics de terre. Sur le parcours on porte notre attention sur des formes que les stalagmites laissent à notre imagination comme : Le chapeau de la Dame, Le mirador du diable, Le monticule de la tortue, Le Canyon du silence, etc. C’est une belle randonnée à une chaleur de 26 degrés. Le plus chaud qu’il a fait à La Paz est 28 degrés et le moins – 2 degrés. Nous sommes en une période très chaude. Y paraît qu’au Paraguay on nous attend avec des chaleurs excessives. La visite se dirige vers le centre ville : la cathédrale, la maison du président, le gouvernement. Julius nous montre sur les murs d’un bâtiment de la place centrale, les trous de balle que l’affrontement entre les militaires et les policiers a eu lieu en 2003. Par après le président s’est enfui du pays vers les E.U avec une bonne partie de la fortune de son pays. Comme le président actuel est en conflit avec les E.U, il est difficile d’avoir son extradition. Ensuite à pied, nous allons visiter l’Église San-Francisco. Cette dernière a valu le détour pour ceux qui ont osé finir leur visite de ville à pied. Vous savez en plus d’être dans un trou, les courses se font toujours dans rues en pente. En altitude c’est difficile de garder son souffle. Le rythme est lent. Plusieurs en ont souffert de l’altitude. Un souper est organisé à l’hôtel. Tout comme hier, Béatriz, la propriétaire et mère de Julius, notre guide, et sa fille, nous ont planifiés une belle soirée. Un excellent repas est offert avec vin du pays à volonté, tout cela à un coût de 12 $. Au dessert, un groupe de musiciens et danseurs : « Fuego des Andes » animent la fin de notre soirée. Béatriz, bonne animatrice toujours souriante, entraîne tout notre groupe à la danse. Nous partons pour le dodo sous le chant de Gille Vigneault, Boliviens laissez-nous vous parlez d’amour. Itacurubi de la Cordillera Ce matin le 29 novembre, nous sommes à Itacurubi de la Cordillera. Demain nous commençons les chantiers du Paraguay. Hier, nous sommes partis de La Paz en avion, avons fait un arrêt à Santa Cruz (attente de 4 h) pour arriver à Asuncion, capitale du Paraguay. Puis on a pris un bus pour arriver à Itacurubi, à 20 h, heure du Paraguay, soit 2 heures de plus qu’au Québec. Durant cette attente à Santa Cruz, Padre a fait la distribution des chambres. Tu exprimes ton choix : à la casa ou en famille. Tout se classe assez bien. À l’aéroport, des amis de Padre Roger dont Sœur Madeleine Genest nous attendaient avec de la musique et des chants. Cette dernière, nous la visiterons vendredi de cette semaine car elle s’occupe de l’École d’infirmier(e)s à Asuncion. À Asuncion, nous allons au McDo manger un peu avant de faire 2 heures de bus pour parcourir 92 km. En face du McDo, nous assistons au passage d’une course de 10 km de 4 000 participants. Nous les encourageons car il ne faisait pas moins de 39 degrés par temps très humide. Nous admirons leur volonté. Nous sommes fatigués car nous sommes levés depuis 5 h 15. Moi, j’ai choisi la casa et mon coin pour dormir dans une chambre à 5. Des ventilateurs sont nécessaires. Une coquerelle n’a pas vécu longtemps. J’ai dû me raisonner pour me lever cette nuit de peur d’en rencontrer d’autres. Tout c’est bien passé : j’ai bien dormi et mon problème de maux de ventre aussi a disparu. Les imodiums font leur job. Nous sommes installés ici pour 2 semaines. C’est dimanche, nous revenons de la messe que Padre Roger co-célébrait avec le Padre de la paroisse. Padre Roger a été curé de cette paroisse de 1971 à 1977. Un dîner bien simple et nous partons visiter les chantiers où nous travaillerons et les chantiers que les groupes précédant ont réalisés : 2 écoles pour aménager des toilettes et un pont. Nous sommes le groupe PBP 9 (Pérou-Bolivie-Paraguay, 9ème groupe) à sa 3ème année (depuis sept 2007). 8 groupes sur 9 ont travaillé ici à Itacurubi de la Cordillera. Le changement de l’argent, ce n’est pas un problème Avant le départ, chacun de nous avons versé à Casira le montant d’argent de nos dépenses personnelles que nous pensions avoir besoin pour les visites facultatives, les régalos (souvenirs ou cadeaux), les petites douceurs et les rafraîchissements. Padre Roger s’occupe d’avoir pour nous les argents des pays visités. Donc nous n’avons pas à se soucier de trouver une banque ou un guichet. Par exemple à Lima au Pérou, Casira lui transfère de l’argent dans un compte à la BCP (Banco de Credito de Peru) où il peut aller faire des gros retraits en argent du pays ou en argent américain. La gestion de la comptabilité est faite par Martine Imbeault. Dans son cahier elle enregistre les remises d’argent de départ des monnaies de chaque pays qu’elle nous distribue en arrivant et nos demandes supplémentaires en cours de route. Un travail exigeant de tenue de livre car elle doit tout convertir en dollars canadiens. C’est une grande responsabilité. On l’appelle le trésor du Padre quand ce n’est pas Madre curé. Au Pérou c’est le sol, en Bolivie, le boliviano et au Paraguay, le guanari. Un dollar canadien vaut 2,65 soles, 6,5 bolivianos, 4 430 guaranis et le Brésil, no se. La première commande, ici à Itacurubi, à coûter 1 300 000 guaranis approximativement 295 $. On me dit que ce marché est à peu près pour une journée et demie. Ne pas oublier que l’on est un groupe de 38. Commentaires des participants (1) Des participants ont exprimé le désir de vous partager leurs commentaires. À vous la parole : Bonjour à tous mes amis qui viennent sur le blogue. Je suis bien contente que vous le lisiez car ça complète bien ce que j’écris car je n’ai pas beaucoup de temps pour développer. Je vis une expérience extraordinaire, c’est un programme varié où se marie travail et vacances, une chance car un comme l’autre trop longtemps c’est fatiguant. Nous sommes actuellement au Paraguay, on a eu chaud à San Ramon, mais ici c’est très très chaud, le travail, sera sans doute ardu à cause de la chaleur. On a eu du bon temps en Bolivie, ce fût court mais on a été reçu comme des rois. Je suis en bonne santé, une chanceuse parmi les autres, je n’ai que des problèmes de sinus et toux. Je n’ai pas souffert de problèmes d’altitude ou tourista. Venez visitez le site souvent Anne Tremblay
Chantiers à Itacurubi Déjà 2 jours de chantiers de passer : le barratillo, le presbytère, l’hôpital et des toilettes à un autre endroit. Hier avant de partir nous avons une grosse pluie qui a perturbée 3 chantiers sur 4. Car les jours de pluies les paraguayens ne semble pas se rendre au travail même si nous, nous étions là vers 8 heures. À mon chantier du presbytère nous faisons un peu de déménagement en préparation du travail à faire. Pour le reste de l’avant-midi, on se dirige vers le barratillo. Le barratillo veut dire petit marché. Oui, avant notre arrivée à Itacurubi un contener plein de stock en provenance du Québec nous attendait. Le comité de la place à vider son contenu dans un local loué. Vu la mauvaise température, presque tous les coopérants étaient là, hier, pour démêler ce stock, bien empaqueter. Il fallait aussi répartir certains éléments du contenu à des endroits déjà identifiés comme l’hôpital, une petite communauté en besoin et enfin préparer le barratillo qui commencera mercredi matin. Le produit de ces ventes couvrira les dépenses du transport du contener. Mardi le 1er décembre, tous les chantiers sont en fonction. Je vais vous parler de mon chantier du presbytère (peroquial). C’était le bâtiment que Padre Roger habitait quand il était curé de cette paroisse. Je pense que c’est un peu comme dans notre temps on veut utiliser ces espaces à meilleur escient. Il y a en arrière du presbytère un bâtiment à rénover pour loger quelques futurs coopérants car l’endroit où nous sommes sera vendu bientôt. Donc ce matin nous avons défait des patios de tuiles des terrasses. Dans les 2 futures chambres aussi nous défaisons le crépi du bas des murs, endommagé par l’eau, Gilberte et moi à coups de massues, de pelles et de poinçons (beaucoup de sueurs pendant 3 heures). Ces pièces seront refaites peinturées. De plus, entre les 2 chambres nous travaillons à monter une salle de bain complète : défaire les murs pour poser de la tuile, passer la tuyauterie nécessaire, peinturer le haut du local et refaire le plancher de tuiles. C’était un dépôt de stocks. À la pause la responsable de la paroisse nous prépare du jus et une autre nous apporte une collation. Un gros avant-midi de travail. Congé en après-midi. Il fait une chaleur suffocante. Après des avant-midis aussi fatigants, l’équipe de la cuisine nous prépare un bon repas de salades. Fini le pollo(poulet) du Pérou. Nous exprimons avoir un menu plus léger. Pensez-y les repas pour 38 personnes demandent une bonne organisation. Un petit exemple, il est difficile de trouver de la soupe tomate, du blé d’inde en cannes etc. il faut faire avec les produits du pays. Par chance nous avons beaucoup de légumes et fruits frais. La cuisine est aussi tout un chantier. Micheline Papineau est la responsable de la cuisine et elle est secondée cette semaine par Andrée Pilote et Jacqueline Choquette. Il s’ajoute chaque jour 2 à 3 personnes. Nous mangeons très bien et le dîner est bienvenu après les chantiers. Aussi, nous nous rafraîchissons avec une bonne bière avant les repas. La vie de groupe est mieux organisée ici car plusieurs des couples ont leur chambre dans des maisons extérieures de la grande casa. Fini la grande maison- dortoir de 38 de San Ramon.
Jours 3 et 4 des chantiers à Itacurubi Jour 3 Encore une grosse journée au presbytère à faire de la masse pour enlever le crépi. D’autres font du pelletage pour préparer le plancher qui recevra les tuiles ou creuser un canal pour passer les tuyaux des égouts de la future salle de bain. À l’hôpital, un conflit des employés empêche nos coopérants de travailler. Les toilettes de l’école sont commencées. Ici au Paraguay, les écoles de campagne pour la plupart ont des chiottes au fond du terrain. Nous apportons à ces milieux défavorisés une meilleure qualité hygiénique. Dans les classes il y a très peu de bureaux et de matériel confortable pour favoriser l’apprentissage. Un professeur gagne approximativement 50 à 60 $ par semaine. Concernant le barratillo, la première journée de vente a accueilli beaucoup de gens. L’information à la population se fait par bouche –oreille. En faisant la vaisselle, un petit groupe entonne les chansons du palmarès rétro. Ça rit et s’amuse. Suite à un orage électrique, nous perdons une partie de l’électricité de la maison. Par chance que nous avons un électricien dans le groupe. Il m’a été impossible de téléphoner et de faire de l’internet Jour 4 Ce matin on accepte un échange de chantier : Martine, Sylvie et Monique nous remplacent au presbytère Gilberte, Mariette et moi. Nous allons au barratillo. Toute une expérience. À 7 h, on installe à l’extérieur les tables avec le stock .En dehors de grilles, les clients attendent en grand nombre. 200 à 250. 8 h : ouverture de la porte : c’est la course folle sur le terrain pour se rendre à l’endroit des toutous et jouets. La table de la vaisselle et des ustensiles est favorite. Après suivra le linge. C’est les dames du comité de la place qui établissent les prix. On passe à la caisse pour faire le décompte genre dollorama. À la sortie on ramasse le coupon de caisse pour s’assurer que tous ont payé leurs achats. C’est terminé à 10 h. Après la pause nous rentrons tout et préparons le stock pour la prochaine journée : samedi 8 h. Demain nous allons à Asuncion pour des achats et des visites. Cette après-midi, une corvée est organisée pour nettoyer le parc Plaza de los hereos. Au souper nous avons fêté les 70 ans de Jean-Jacques. Tout le monde a le cœur à la fête. Nous nous amusons bien et chantons des textes quelques-unes ont composée pour cette occasion. À Asuncion, le 4 décembre Asunción est la capitale du Paraguay, la ville est le siège du gouvernement national, centre industriel et culturel du pays, c'est le principal port sur le fleuve Paraguay. Asunción est desservie par l'aéroport international Silvio Pettirossi situé à Luque. En allant vers Asuncion, l’autobus bus se brise. Au bout d’une heure un nouvel autobus nous amène à destination. Premier arrêt en ville : faire du magasinage à un marché d’artisanat. Nous n’avons pas visité la ville comme telle car ce n’était pas l’objectif de la venue à Asuncion. Nous avons passé sur la rue principale Calle Palma pour voir les bâtiments majeurs : la cathédrale, le parlement. Padre Roger nous amène voir l’école des infirmières de Madeleine Genest. Cette québécoise est ici depuis 1973. On nous prépare le dîner et après le repas elle nous informe sur le cheminement de cet école jusqu’à aujourd’hui. C’est extraordinaire toutes démarches qu’elle a dû faire pour réaliser cela sans l’aide du gouvernement paraguayen. L’aide lui est venu de l’ACDI, des gouvernements canadiens, de Amistad Casira, des brésiliens et des chiliens. Présentement cette école fait partie de l’Université catholique du Paraguay et forme 800 personnes comme infirmiers et infirmières, et des post-gradués comme les soins prolongés etc. et même une formation de maître pour l’enseignement. Nous sommes ébahis de la force de volonté de cette personne, directrice de l’institution à l’âge de 70 ans. D’ailleurs elle ne paraît pas son âge. C’est une force de la nature, très engagée à réaliser son désir de former pour ce pays des gens compétents au service des gens pauvres et riches. Un autre arrêt chez les religieuses québécoises, sœurs de charité de Québec. Depuis 1963 cette communauté travaille ici au Paraguay. Leur maison est la maison-mère de la communauté en Amérique du sud. Les sœurs Gabrielle Tardif (de St-Alexandre-de-Kamouraska,79 ans) et Henriette Poirier (de Carleton, 70 ans) nous entretiennent des activités passées de leur communauté en mission. Ces dernières sont retirées et vu leur âge s’occupent plutôt de la résidence. Sœur Henriette s’occupe toujours de la chorale et nous vend un cd de musique de Noël. Elles étaient contentes de recevoir des québécois. Nous revenons pour le souper. C’est au tour de la fête de Claire Laquerre de souffler sur ses gâteaux de fête. Nous avons toujours besoin de 2 gâteaux pour 38 personnes. Samedi ce sera le retour au chantier. Jour 5 des chantiers (5 déc) Ce matin je vais au chantier de l’hôpital. On a besoin d’aide. Nous devons préparer les planchers pour recevoir la pierre, qui sera suivi de ciment avant de mettre les tuiles. Les pelles sont pesantes et les piques rares. Le surplus de terre est transporté à la chaudière. Ensuite nous travaillons sur la plomberie et le passage des fils pour l’électricité. Les constructions étant de briques et de ciment nous obligent à marteler les murs pour faire les passages des tuyaux pour le filage. A la pause Gilberte et moi, nous allons prendre des photos au fond de la cour pour voir les cuisinières de l’hôpital préparer le dîner. La cuisine est dans une aire ouverte sur la cour. Je vais finir ma journée de chantier au presbytère. Nous continuons à défaire les planchers soit enlever les vieilles tuiles. Les jobs sont très physiques. Le chantier du baratillo a été encore plus fou que jeudi. Les gens se bousculent pour prendre ce qu’ils veulent et même se les volent entre les mains. C’est dangereux pour nous lorsque nous sortons des boîtes pour remplacer le stock. La question est : les pauvres ont-ils vraiment la possibilité d’acheter ou il y a des exploiteurs comme on voit ailleurs. Le chantier de la cuisine est très exigeant. Cela prend une équipe de 6 à 7 personnes tous les jours. Leur horaire de travail est étendu sur toute la journée. Comme on mange 7 jours sur 7 cela est une autre contrainte. Le menu fait, Micheline, la chef de cuisine, part avec 2 à 3 à chaque matin pour les achats au marché. Nos repas sont beaucoup plus à la québécoise qu’à San Ramon. Aussi, la santé de tous est meilleure. Y-a-t-il plusieurs raisons à cela? Probablement on s’habitue mieux à la chaleur qu’à l’altitude. Dans moins de 2 semaines nous serons revenus au pays. Il faut dire que le fait de pouvoir, pour ma part, être en contact avec mes enfants et les petits ainsi que les responsables de ma maison et de mes dossiers, par internet et par skype, me permet de ne pas m’ennuyer et de vivre à 100 % cette belle expérience dans de beaux pays de l’Amérique du sud.
Commentaire (2) Un chantier bien spécial Au début du voyage, j’ai été désignée la personne responsable pour m’occuper du volet financier du groupe. Je fournis l’argent personnel au groupe. Question de sécurité et de sauver du temps. Dans le cahier, j’enregistre les remises d’argent de départ des monnaies de chaque pays que je distribue en arrivant et les demandes supplémentaires en cours de route. Un travail exigeant de tenue de livre car je dois tout convertir en dollars canadiens. C’est une grande responsabilité. Donc, je devrai faire la conversion d’argent de 6 pays. Ce qui demande beaucoup de temps avec une petite calculatrice. Je vous rappelle : Au Pérou c’est le sol, en Bolivie, le boliviano et au Paraguay, le guarani. Un dollar canadien vaut 2,65 soles, 6,5 bolivianos, 4 430 guaranis, le Brésil et l’Argentine, no se. Je fais un excellent voyage et surtout très privilégiée du vivre cette expérience unique de groupe en Amérique du Sud. La chaleur, l’altitude, les visites culturelles, les chantiers, la vie de groupe sont tous des plaisirs et des difficultés du voyage. Martine Imbeault de Baie-Comeau Dernier dimanche Itacurubi Une journée de récupération pour tous. La moitié du groupe va à une chute pas loin d’ici. Mais la pluie les ramène plus tôt à la casa. Le Paraguay se prépare à la fête de l’Immaculée Conception qui se déroule à Caacupé mardi le 8. Nous avons la chance de voir passer les pèlerins en avant de la porte. Ils sont tellement nombreux à marcher vers le sanctuaire de Caacupé. Nous avons pris l’initiative de leur offrir des fruits au passage. Par cette après-midi pluvieuses, plusieurs font la sieste, d’autres lisent. Ce repos nous assurera de l’énergie pour les 4 grosses journées de chantiers à faire avant de partir. Dimanche prochain nous serons au Brésil. Itacurubi est une ville où l’économie est assez brillante. Le principal facteur de développement est La « Coopérativa de produccion ahorro y credito, consumo y servicios Itacurubi Ltda » qui existe depuis 40 ans. La Coopérative aide si un enfant arrive au monde, prête de l’argent pour améliorer les maisons. C’est pour cela que les maisons sont belles mais construites sur des rues de pierre ou de terre. Il y a très peu d’asphalte dans les rues mais plutôt de la pierre cassée comme dans les vieux quartiers de Québec. Les membres de la Coop doivent déposer 1 000 guaranis par mois (2 $). Ce fonds sert au prêt et à aider la communauté. On produit et vend également de la moulée pour les poulets de l’artisanat du Paraguay. Nous avons visité cette Coopérative en début de semaine et fait quelques achats. Pas beaucoup de couleur dans leur tissu. En soirée nous avons reçu à la casa un artiste de renommée international qui a joué dans plusieurs pays de la harpe. C’est un magicien sur son instrument : la harpe paraguayenne fait de pin du canada et de cèdre. Nous apprécions ce spectacle intime. En plus d’être un excellent harpiste, il est beau et charmant. Sixto Corbalan à 24 ans a déjà joué dans plusieurs pays dont le Japon. Avec son album, je pourrai l’écouter à nouveau. Hier soir nous sommes allés à Isla Pucu pour assister à un autre concert de harpe. 15 jeunes harpistes, garçons et filles de 7 à 15 ans, jouent en harmonie des thèmes connus. Nous avons apprécié cette excursion, dans ce village retiré des petites villes. Un bon accueil de la municipalité et du professeur qui est aussi un ancien élève de Padre. Roger a laissé ici au Paraguay, un bon souvenir et beaucoup de ses anciens élèves ou protégés participent à nous assurer un bon séjour.
Mardi, 08 déc. Visite du sanctuaire de Caacupé (Fête nationale). Depuis vendredi 3 décembre, nous voyons passé des pèlerins qui se dirigent vers Caacupé pour fêter la Vierge Marie. C’est un lieu religieux comme les Cap-de-la Madeleine et Ste-Anne-de-Beaupré. De tous les âges, on vient de toutes les directions vers Caacupé. Notre casa est sur le chemin des gens venant de l’est et nous sommes à même de constater la foi des gens de ce pays. On marche jour et nuit peu importe le climat. Les marcheurs pour la plupart portent des « gougounes de plage » avec des bas en plus. Nous sommes à même de constater les souffrances qu’ils endureront car ici d’Itacurubi il y a encore 35 km jusqu’à Caacupé. Après notre journée de chantier, nous partons comme les pèlerins pour la fête de la Vierge. Un groupe de 6 part à 20 h pour marcher les derniers 10km et tandis que mon groupe se limite à 5 km. Nous nous joignons aux milliers de paraguayens qui se dirigent en ligne de 3 à 4 vers le sanctuaire. C’est spectaculaire à voir et nous fait vivre des émotions. Cette fête religieuse au départ est devenue une fiesta ou grand festival. Au coup de minuit commence à l’extérieur la cérémonie religieuse en même temps que les feux d’artifice. De toute côté, on nous offre plus de menus d’objet de poteries, bijoux plus que de symbole religieux. S’ajoute à tout cela les grands jeux comme les manèges. Notre objectif est d’assister à la messe de minuit célébrée par l’évêque qui est un ancien élève de Padre. Nous revenons à la casa à 3 h00, soulagés d’avoir survécu à un si grand bain de foules. On ne peut imaginer la quantité de monde. Il est remarquable de voir que les jeunes sont en grand nombre à faire ce pèlerinage. Sur notre retour nous croisons encore beaucoup de pèlerins qui se dirigent pour la messe principale de 7 h du matin. Aussi après des heures de marche, plusieurs dorment ici et là, épuisés. Je suis contente d’avoir participé avec les paraguayens à leur fête nationale. On apprend à les connaître et à se rapprocher d’eux. Cette fin de journée devient une journée de repos car c’est une fête fériée. Demain nous commençons les 3 derniers jours de chantier avant le départ samedi pour la visite des chutes Yguazu.
Un Padre pas comme les autres Padre Roger Fortin est un grand missionnaire. Il est venu au Paraguay de 1966 à 1977 : 6 ans comme directeur de jeunes séminaristes et 6 ans comme curé de la paroisse d’Itacurubi de la Cordillera. Il est revenu au Québec pour prendre soin de ses parents. Cependant, il rêvait toujours de revenir aider les plus démunis. À travers Casira, qui a 30 ans d’existence, il a structuré sont futur engagement. Suite au décès de ses parents, il est parti travailler au Guatemala 6 mois par année, en amenant des groupes de gens intéressés. Ayant une bonne connaissance de la langue, il intervient auprès des ONG pour leur offrir de l’aide en termes de main d’œuvre et d’aide financière. Lorsqu’il quitta le Paraguay en 1977, il avait promis à ses paroissiens d’y revenir. Il tient sa promesse et c’est ainsi qu’il organise depuis 2007 les projets Pérou-Bolivie-Paraguay. A l’observer on se rend vite compte qu’ici au Paraguay il est chez-lui. Les paraguayens se rappellent de lui et viennent demander conseils et support connaissant sa grande disponibilité et générosité. Un homme au service de sa communauté. Pour nous québécois, cet homme attachant avec beaucoup de charisme nous communique sa bonté. Il est à notre service pour nous sécuriser : il accompagne Micheline à l’hôpital après sa chute, Gaétan et Monique chez la police lors du vol de leur valise et Jacqueline C. à la douane du Pérou pour son problème de visa etc. Comme le disent les participants, avec le Padre il n’y a pas de problème, juste des solutions. Cet homme amoureux de la vie et passionné transmet son énergie au groupe. Avec lui, on n’arrête pas, car il organise une sortie ici et là en plus d’inviter les artistes à la casa pour nous distraire. Un homme joyeux, plein d’humour, compteur d’histoire, excellent chanteur avec une voix forte et juste, du rythme il en a pour la danse. (un bon rockeur). Quand nous voyageons avec Roger, nous sommes en confiance. Le voyage est planifié du début à la fin. Pas de problèmes de transfert de bagages, de douanes, d’aéroport, de bus, d’hôtels ou restaurants. Il prévoit tout incluant l’assignation équitable des chambres d’hôtel d’un endroit à l’autre et des bancs d’autobus pour que chacun ait l’opportunité d’admirer les panoramas qui s’offrent à nous lors des déplacements etc. Ainsi tout le monde est heureux. Le résumé de cet homme dynamique : Riche d’amour à partager Original dans ses propos Généreux comme pas deux Énergique s’en est effrayant Rigolo par surcroît. On t’aime Roger. Le plus beau groupe.
Les derniers jours de chantier Depuis mercredi nous travaillons fort pour que les chantiers en marche soient le plus avancé possible avant de partir. Les paraguayens finiront nos travaux . Nous fournissons notre main d’œuvre et les argents pour les achats d’instruments comme masses, pelles etc. et les matériaux pour les rénovations. Concernant le baratillo,(vente), ce chantier à Itacurubi est fermé depuis lundi. Les ventes ont rapportées un succès. Depuis mercredi, Anne Tremblay, la chef, va faire le baratillo dans les petits villages environnants avec un petit groupe. On écoule le stock à des prix avantageux pour les plus démunis. Hier nous avons quasi vidé le local où on avait déposé le contenu du contener arrivé en début novembre. Il reste là 250 ordinateurs qui seront remis à jour en janvier par un prochain groupe. Nous avons transporté les toutous pour la fête d’enfants qui se déroulent au parc aujourd’hui et les 70 boîtes de cannes de peinture au presbytère. Du stock vendu, les marchandises plus appréciées sont les toutous, la vaisselle et les ustensiles. Avec les revenus des ventes nous payons le transport du contener et le surplus reste à un comité local qui aidera les plus démunis. Le chantier des toilettes à une école de village a été plus difficile à gérer. Nos coopérants avec Jacques Lemelin, le chef, ont abandonné le chantier hier car les paraguayens ne les intégraient pas aux travaux ou recommençaient leur travail. Ils n’ont pas compris le sens de notre participation à la communauté. Nous apportons une main d’œuvre gratuite et des sous pour les achats nécessaires aux travaux. À la prochaine. Par chance nous aurons apporté aux enfants des services de toilette de meilleure qualité. À l’hôpital, ce chantier a progressé même s’il ne sera pas terminé. À notre arrivée les murs des agrandissements étaient déjà en place. Nous avons complété la plomberie et l’électricité. Ici les constructions sont en briques et ciment. Ce qui veut dire beaucoup de casse de ciment pour le passage des fils et des tuyauteries. En faisant un passage pour l’électricité Gaétan a trouvé sur son chemin le tuyau d’eau principal. Il a pris sa douche malgré lui. Aussi nous préparons le terrain pour encore un agrandissement de l’agrandissement. Les premiers travaux ne sont pas finis que déjà on en commence d’autres. Nous supposons que le paraguayen, Blass, chef de chantier, sympathique, chaleureux, aimant les femmes, pourra continuer le chantier selon les argents disponibles. Il nous dit qu’il est surpris de la quantité de travail accomplit en si peu de temps par les coopérants. Alain Turcot est fier de ses coopérants. Au presbytère, avec François Duguay on ne finit pas de défaire. Les réparations à cet endroit sont prioritaires car ce sont les locaux des prochains coopérants. On enlève les tuiles de patios, on retire le crépi des bas de mur qui avec le temps et l’humidité se décompose. On aménagera toute la tuyauterie pour 2 salles de bain et lavabos extérieurs. René Thibeault , l’électricien du groupe, remet à jour l’électricité et ajoute un ventilateur de plafond pour une chambre. Ce qui veut dire 2 fosses septiques, plutôt puisards. Par chance, ce n’est pas nous qui avons creusé cela. Nous avons fait tout ce qui est autre pelletage et gros ouvrages. Depuis hier plusieurs paraguayens se sont ajoutés aux coopérants. Ils travaillent à la finition : refaire le crépi, peinturer les chambres, installer les tuiles des patios. J’ai observé leur façon de faire les travaux. Leurs techniques d’exécution sont différentes des nôtres et tout aussi efficaces avec le peu d’outils à leur disposition. Il s’agit de voir la préparation du ciment, c’est rudimentaire. Merci à nos québécois chefs de chantiers et nos spécialistes du groupe.
Que dire du chantier de la cuisine. Ce chantier de tous les jours s’étend sur toute la journée à cause de 3 repas. Donc il semble accorder moins de liberté mais est physiquement le plus facile. Le temps de travail est réparti dans la journée. Personnellement j’ai apprécié y participer car j’ai pu récupérer un peu pour mon corps endolori par les travaux physiques fait à la masse, dans le ciment. Micheline Papineau, la chef secondée de Jacqueline Choquette sont les piliers de ce chantier. J’ai découvert chez ma coéquipière de chambre, Jacqueline, une abeille infatigable et disponible, le principal pilier de ce chantier. Tôt le matin elle se lève pour partir le déjeuner avec l’aide de René, (un autre lève-tôt), pour préparer les thermos de café. Les 2 responsables de cuisine doivent s’adapter au choix des menus proposé par des aides des coopérantes : Andrée Pilote, Gilberte Couture, Mariette Thibeault, Lorraine Dupont. Excusez-moi si j’en oublie. La plupart des participants ont passé au moins une journée à ce chantier. Pour nous aider 2 paraguyennes sont engagées : Daniella, pour faire le ménage et la vaisselle et Antonia, pour connaître nos habitudes culinaires. En janvier cette dernière sera attitrée à la cuisine pour les prochains groupes au presbytère. Nous mangeons très bien. La nourriture est de très bonne qualité malgré le peu de choix dans produits des épiceries. Il arrive que nous achetions des passants nos légumes et fruits. Ils sont plus frais qu’au marché. Ici à la casa, c’est le centre de vie du groupe : en plus de la cafétéria, nous nous y rassemblons pour les pauses, les activités culturelles et la buanderie. On rit, on chante, on partage une bière et on planifie les chantiers. Nous partons demain pour les dernières visites culturelles en direction du Brésil et enfin revenir chez-nous.
Nos adieux au Paraguay et à Itacurubi Nous nous souviendrons : qu’y fait chaud en maudit dit Michel Brière, avec une humidité persistante. Ce pays de gens recevant avec un peuple qui adore la musique. Il n’y a pas de montagne mais une verdure riche en arbres à fleurs et à fruits. Ce qui m’épate sont les gros manguiers pleins de fruits à cette période l’année. Beaucoup de motos (il y a probablement 10 motos pour une auto) non licensiés, on roule sans casque de sécurité et en gougoune, donc probablement sans permis, autant les filles que les gars. Ici à la casa, on subit le bruit de la route principale, route collectrice vers le Brésil. Les gros camions, les autobus de tourisme et autres, les motos ne cessent de passer. Dans les chambres situées à l’avant de la casa (dont la mienne) nous avons l’impression que les camions passent dans notre lit. Je pense que le silence de mon chez-moi même si les trains y passent me fera tout drôle. Une particularité de ce pays est le terere. On voit passer les gens avec leur gros thermos et un gobelet avec une pipette. On boit un liquide fait à partir d’herbes médicinales. On dit que ce breuvage est bon pour la chaleur et redonne de l’énergie. Avec de l’eau chaude, cela s’appelle un mate. Il n’y a pas d’âge pour boire le terere. Un pain particulier apprécié des gens est la chipa ressemblant à un bagel, fait de farine de manioc, à base de maïs, fromage et œufs. Cela a bon goût. Nous nous ennuierons des activités culturelles organisées par Roger avec ses amis paraguayens : la sérénade, la musique de harpe et guitare et les chants. Ce peuple de guaranis est considéré pacifique. Il n’y a que 85,000 autochtones sur les 8 millions. C’est pour cela qu’ils ont des traits plutôt espagnols. Merci aux paraguayens pour cette belle expérience dans ce pays verdoyant et où nous nous sentons en sécurité. Hasta luego du Brésil. Du Brésil, aux chutes Iguaçu Avant de partir du Paraguay, nous avons participé à une fête d’enfants. Nous avions 500 toutous à distribué. Mais la fête a été dérangée par une pluie torrentielle. Les poches pleines de toutou ont dû être transféré en bus et distribué aux enfants à partir de la bus. Quelle joie nous constatons chez chacun eux. En soirée une dame bienfaitrice de la place nous reçoit pour un goûter d’adieux. On danse sur de la musique entraînante connue de tous. Le lendemain, à 6 h, nous partons en bus en direction du Brésil. 238 km à faire pour se rendre à Ciudad del Este, où nous passons les douanes Paraguayennes. Le trafic est lent à la porte des douanes ; Roger et Yves descendent du bus avec les passeports pour régulariser notre sortie du pays. Ça allait plus vite à pied qu’en bus. Nous traversons le pont qui relie les 2 pays. Avec nos passeports, un à un, nous passons aux douanes brésiliennes. Il faut dire que dans la semaine précédente, Yves et Claire avaient travaillé à régler nos visas brésiliens à partir du Paraguay. Coût du visa 100 $ U.S. qui a une durée de 5 ans. Nous arrivons à Foz de Iguaçu où nous hébergerons 2 jours à l’hôtel Landeville Athénée. En après-midi, nous commençons la visite des chutes qui appartiennent à 2 pays : Brésil et Argentine. Les chutes Iguaçu, déclaré patrimoine naturel de l’humanité par l’Unesco en 1986 font partie du Parc national Iguaçu. Avec notre guide Norberto, nous débutons par la section du Parc au Brésil. De là nous marchons sur 1 km pour observer l’étendue de ses extraordinaires chutes. Plus on avance dans le sentier, plus on découvre la splendeur des chutes. Noberto nous dit quand 2006, à cause de la sécheresse, il n’y avait pas de chutes. Et cette année, à cause des pluies, elles sont presque le double d’ampleur qu’habituellement. On nous réserve le meilleur pour lendemain. C’est la partie du Parc Iguaçu située en Argentine. Nous recommençons l’histoire des douanes : Roberto s’occupe de tout. Nous lui donnons nos passeports pour passer aux douanes brésiliennes et enfin faire le passage en Argentine, les douanes argentines. Nous roulons jusqu’à l’entrée du Parc. Nos billets d’entrée nous sont remis. Le groupe suit Roberto qui nous amène vers le petit train en passant par la trail verte. Avec le train, nous nous dirigeons vers la passerelle qui nous mène au Diablo. Nous arrivons au-dessus des chutes. C’est majestueux d’être aussi près des grandes chutes. Même si nous sommes au-dessus de celles-ci nous subissons la bruine occasionnée par elle. Au retour, il y a encore plusieurs circuits pour voir les chutes. Toujours beaucoup d’enthousiasme. En milieu d’après-midi nous avons l’excursion nautique. C’est une balade en dessous des chutes. Par chance que nous avions notre costume de bain. Nous avons débarqué trempé aux os avec le plaisir d’avoir subi la douche des chutes. Pour souper, nous passons au restaurant Quincho à Puerto Iguaçu. À peu près tous ont mangé un bon steak au pays du bœuf argentin. C’est la fête, on chante, on danse, et prend un bon vin. Nous retournons à l’Hôtel au Brésil en faisant le même manège aux douanes argentines et brésiliennes. Demain c’est l’avion pour Rio de Janeiro. Bonne nuit. J’ai acheté le video qu’un caméraman a fait sur le groupe tout le long de nos visites aux chutes en Argentine. J’ai hâte de voir en arrivant au pays.
Rio de Janeiro Mes 3 derniers jours se passent dans une des plus belles villes du monde. Le 13 décembre nous prenons l’avion de Foz de Iguaçu pour la grande ville de Rio. Ancienne capitale du Brésil qui recevra les Olympiques 2016 et où vivent 6 millions d’habitants. Rose-Alice nous attend à l’aéroport. Nous plaçons les grosses valises dans le minibus et le bus. Le trop de bagage est placé dans l’allée centrale du bus. Nous nous dirigeons vers notre hébergement qui est une ancienne école française transformé en 1973 par les sœurs de l’Assomption de Paris en centre d’hébergement pour touristes, congrès, rencontres de toutes sortes. Rose-Alice réside ici pour travailler auprès des plus démunis dans la fabela de Prezares. Depuis 35 ans elle s’est engagée pour favoriser l’éducation des jeunes et aider les familles défavorisées de cette fabela. Il y a ici à Rio 500 fabelas qui ne reçoivent aucune aide de l’état pour l’éducation. Ce matin, le 16 déc, nous avons visité son école de fabela et hier nous avons participé à la fête de Noël organisée pour eux ici au Centre. Casira a fourni les argents pour des cadeaux de chaque enfant et une boîte d’épicerie pour chaque famille. Les jeunes étaient bien joyeux. Nos visites culturelles dans Rio : le premier jour nous visitons la grande statue du Christ Rédempteur du haut du mont du Corcovado, De simple monument religieux à ses débuts, elle est devenue au fil des ans un des emblèmes reconnus internationalement de la ville, au même titre que le Pain de Sucre, la plage de Copacabana ou le carnaval de Rio. De là-haut nous découvrons cette belle ville avec ses petites montagnes, sa grande baie. La deuxième journée à Rio, notre guide Marysa, brésilienne mariée à un français, nous amène pour un tour de la ville. Du centre ville nous commençons à la cathédrale notre visite à pied. Cette cathédrale de style moderne, au premier abord nous surprend et avec ses explications elle nous laisse découvrir un chef d’œuvre de recherche d’économie en électricité, en climatisation, en espace, une possibilité de 20 000 personnes assises. De l’extérieur elle a la forme d’un tipi. L’intérieur avec ses 4 séries de vitraux représentant les 4 qualités universelles de l’église. Nous traversons la ville pour visiter et Maryse nous donne à chaque endroit un peu d’histoire de cette ville et de son pays. Les français et les portugais ont été les colonisateurs. Aujourd’hui, le Brésil est devenu une fédération et sa capitale est Bresilia. En fin d’après-midi, c’est le pain de sucre que nous explorons en téléférique pour avoir un autre point de vue de Rio, de l’Atlantique et de la plage de Copacabana. Sur le retour nous allons manger dans le quartier Ipanama dans un restaurant typiquement brésilien qui s’appelle Carretao. Les épées garnies de différentes viandes nous arrivaient régulièrement et abondamment. La table était bien garnie avec un bon vin. Le vin préféré de tous depuis le début est le Santa Héléna du Chili. Le dernier jour à Rio, nous nous réservons la plage de Copacabana qui a 9 km de long avec ses vendeurs de tout acabit et le dernier magasinage de souvenirs. La promenade de Copacabana est de Roberto Burle Marx, pavement paysager à grande échelle (4 km de long) mosaïque achevée en 1970. Notre point de repaire pour se rejoindre est face à l’hôtel Copacabana. Les pieds à la mer, beaucoup de soleil (33 degrés), une bonne bière et les vendeurs complète bien cette courte visite à Rio de Janeiro. Nous revenons au Centre d’accueil pour le dîner, préparer les valises et faire les comptes. Les adieux au Padre qui nous laisse pour le Guatemala et aux participants qui continuent leur voyage en Argentine sont pleins d’émotions. Vivre 7 semaines ensemble a créé des liens inoubliables. Bon voyage à tous et aux prochaines retrouvailles.
Le beau groupe C’est la fin d’un voyage excitant, plein d’humour, de plaisir, d’images et de partage. Je tiens à vous présenter ce beau groupe. Nous étions 37 participants accompagnés du Padre Roger Fortin. La photo de groupe a été prise avant d’aller au Parc national d’Iguaçu. Nous venions de finir 9 jours de chantiers très physiques à Itacurubi. Ce qui se dégage des sourires, est la joie du travail accompli et le plaisir de débuter nos dernières visites culturelles au Brésil, avant le retour au Québec, pour la plupart. Merci à Casira et Padre Roger (comme on dit dans les pays du sud) pour toutes ces expériences enrichissantes et la qualité de l’organisation de ce beau voyage humanitaire et culturelle. Je tiens à remercier les photographes du groupe qui m’ont fourni en image pour ce blog et les autres à qui j’ai fait appel à leur mémoire pour nourrir mes textes. Vous retrouverez dans mon album photo plus d’images des participants. Merci au groupe pour ce beau voyage qui sera un de mes plus beaux souvenirs de voyage. Marielle de Rivière-Bleue sur la Route des Frontières Bienvenue chez-nous. |
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