|
|
|---|---|
Guatemala 2008-2009 |
|
Chants Guatemala : |
|
| Albums de photos du Guatemala de Louis Paquette: 1:http://albums.phanfare.com/isolated/UHy4Kpou/6478536/2962078 2:http://albums.phanfare.com/isolated/z12Xqibd/6478536/3096836 3:http://albums.phanfare.com/isolated/WKV1ewdD/6478536/3145943 |
|
Le groupe 5 est arrive au Pérou
le 9 novembre après un vol de nuit. Le voyage s’est très
bien passé. Padre Roger et Oscar nous attendaient à l’aéroport.
Lima est une ville de près de 9 millions d’habitants; ville
moderne et très étendue en bordure du Pacifique. Nous avons
logé à l’hôtel Soul Mate Inn, endroit accueillant
et confortable.
Après une courte sieste et une douche rafraichissante, nous avons fait un tour de ville avec une guide locale qui parlait bien le français. Le soleil apparait rarement à Lima, mais il a fait exception ce jour-là pour bien nous recevoir. La ville compte plusieurs très beaux parcs. L’architecture nous rappelle l’Espagne et la ville d’Antigua dans sa partie centrale en plus imposant. Plusieurs devantures de maisons sont ornées de balcons coloniaux de l’époque espagnole sculptes dans un bois importé des Indes. Le trafic n’est pas aussi lourd qu’au Guatemala. Les “tuk-tuks” sont très populaires et nombreux |
|
Le monastère franciscain est très important.
À une période, il comptait 300 moines, aujourd’hui
seulement 30 moines y vivent. La bibliothèque compte environ 40
000 livres et manuscrits anciens écrits en plusieurs langues. Des
livres imposants et en gros caractères de chants grégoriens
étaient exposés. Dans le jubé, la ou les moines se
réunissent pour célébrer l’office, le Padre
a entonné le Salve Regina et plusieurs parmi nous se sont joints
à lui, l’écho étant formidable, c’était
très émouvant, les autres visiteurs se sont arrêtés
pour nous écouter. |
![]() |
Les Catacombes nous ont impressionnés
par le nombre d’ossements, surtout des tibias et des cranes et par
l’ampleur des lieux. C’est un vrai labyrinthe, il s’étant
sur trois paliers. Seulement une partie d’un étage est dégagé
pour la visite des touristes. |
|
Le lendemain, le départ s’est fait a
7h30 de Lima pour Paracas, un long trajet pour se rendre au quai d’où
nous sommes montés dans une embarcation pour visiter les îles
Ballestas, situées dans le Pacifique, sanctuaire d’oiseaux
et d’animaux marins. En se rendant aux îles, nous avons observé
un phénomène particulier: un chandelier s’est dessiné
sur le flanc d’une montagne depuis des siècles et qui demeure
toujours une énigme. Plusieurs rochers en arche ressemblent à
notre rocher Percé, mais en beaucoup plus imposant. |
![]() |
À tous les cinq ans,
une équipe vient travailler pour recueillir les fientes des cormorans
qui sont vendues comme fertilisant à travers le monde. Cet engrais
est très riche, on l’appelle le “guano”.
Au retour, le diner s’est pris dans un restaurant au bord de l’eau. C’était délicieux. Après notre périple en mer nous avons poursuivi notre route jusqu’à Nasca ou un joli petit hôtel nous attendait. |
|
![]() |
![]() |
Le jour suivant, survol
des lignes de Nasca en Cessna par petits groupes pour voir des phénomènes
inexpliqués gravés dans le roc depuis plus de 1000 ans avant
Jésus Christ. On ignore à ce jour de quelle civilisation
proviennent ces hiéroglyphes. .
Le voyage s’est continué par la traverse de la Cordillère des Andes. Les deux versants sont complètement différents. Nous avons atteint une altitude de plus de 4800 mètres ou nous nous sommes arrêtés pour prendre des photos. Ensuite, ce fut la descente, le paysage était beaucoup plus attrayant. De grands lacs, des jardins de fleurs de toute beauté et des cultures en paliers. Spectacle à couper le souffle. Le pays est très riche en minéraux et en gaz naturel, nous sommes passés devant plusieurs installations. À ces endroits, on remarque que les gens sont plus favorisés. Un chemin de fer traverse la Cordillère des Andes et serait le plus élevé en altitude au monde. |
|
Enfin, nous voilà arrivés sans encombre
à notre lieu de résidence à San Ramon dans la région
de Chanchamayo. Endroit situé près de l’Amazone, donc
climat chaud et humide, à une altitude de 777 mètres. La
végétation est dense et la ville est entourée de
montagnes.
Le groupe est reparti en deux. Sept personnes demeurent à la petite maison et les autres à la grande maison. |
![]() |
Les chantiers sont voisins
de la petite maison, là où nous prenons tous nos repas.
Le travail consiste essentiellement à la construction d’une
école de deux classes, une pour les prématernelles et l’autre
pour les plus vieux. Construction aussi d’une auberge qui logera
les prochains groupes.
Depuis le début, l’adaptation s’est bien faite et les contacts humains se sont rapidement établis. Chaque personne a le même but: l’amour et le partage entre nous et avec les péruviens. Quant au Padre, il est toujours égal à lui-même: homme orchestre, maître chantre, professeur d’espagnol, celui qui voit aux achats de la nourriture à chaque matin. En conclusion, il est le Grand Maître sur qui on peut toujours compter. |
|
SEMAINE DU 15 NOVEMBRE AU 21 NOVEMBRE 2008 Dimanche matin, accompagné d’un soleil éblouissant, nous partons en excursion vers un endroit assez sauvage où coulent des eaux thermales et trois chutes, voisines les unes des autres. Au retour, Padre Fortin a célébré la messe en plein air. Le prône a porté sur les talents et l’amour. Une partie du groupe s’est ensuite rendue souper dans un restaurant chinois. Les autres ont mangé du spaghetti italien à la casa. Reine, la responsable de la cuisine accomplit presque des miracles avec le peu de commodités mises à sa disposition (ex: nous n’avons pas de four). La nourriture est excellente. Chacun y trouve son profit. Notre “REINE” s’ingénue a diversifier les menus. |
|
La semaine a été très chargée au chantier. L’école avance à grands pas. Les Péruviennes et Péruviens qui travaillent avec nous nous épatent par leur grande force physique et leur résistance. La grande chaleur et l’humidité ne semblent pas les incommoder. Ils gagnent 25 soles par jour, ce qui correspond à 10.50$ canadiens pour environ 8 heures de travail. Un employé paye environ 50 soles (20$) par mois pour se loger. L’auberge prend de plus en plus forme. |
![]() |
Ce sera une bâtisse avec 10 chambres de 4 lits, sur deux étages, 4 douches ainsi que toutes les commodités nécessaires dans une maison. Cette construction servira à loger les femmes péruviennes violentées ainsi qu’à recevoir les futurs bénévoles. Mercredi, une pluie nous a retardés dans nos travaux. La terre était trop boueuse pour y travailler. Le travail a repris avec environ 1 heure de retard. Tout le travail sur le chantier se fait entièrement à la main, à partir de la première pelletée de terre, soit du début jusqu’à la fin de la construction. |
|
![]() |
![]() |
Les blocs de béton sont confectionnés artisanalement et séchés au soleil. Les armatures et les piliers de métal sont confectionnés à partir de tiges de fer. Le sciage, le pliage et l’assemblage sont faits par les femmes. Les tranchées sont creusées à la petite pelle et au pic aussi bien par des femmes que des hommes. La terre est glaiseuse et collante. Le ciment pour monter les murs est mêle à la main. Le transport des matériaux s’effectue à la chaîne. |
![]() |
![]() |
![]() |
Une équipe a travaillé à la structure du toit. Les personnes sciaient les barres de fer, les pliaient et le contremaître péruvien les assemblait (soudure). Actuellement, une autre équipe applique la peinture à l’aide d’étoupe. “Gare aux doigts…” Le 11 décembre, le chantier à Rubio Nu s’est terminé. Il s’agissait de peinturer l’intérieur et l’extérieur d’une école de 4 classes. Les élèves vont se penser dans une école neuve à la reprise de leurs cours en janvier, tellement elle est belle. Sur l’heure du midi, un harpiste et un guitariste sont venus nous distraire avec leur musique et leurs chansons. Les autres chantiers avancent. Les repas du midi sont préparés par la communauté du lieu où l’on travaille. Cela nous donne la chance de connaître la cuisine paraguayenne. Vendredi le 12 décembre, nous avons fait un voyage à Asunción. Cette ville est traversée par la rivière Paraguay et en parallèle par la rivière Parana, les deux se rejoignent au Brasil. Après 2 heures de route, nous étions au centre ville. De belles boutiques s’offraient à nos yeux. Plusieurs en ont profité pour magasiner et faire du lèche vitrine. Vers 11 heures, nous nous sommes rendus à l’école d’infirmiers et infirmières. Les soeurs Augustines ont occupé les lieux pendant plusieurs années. A leur départ, elles ont donné leurs bâtisse à un groupe de médecins qui en ont fait un hôpital avec obligation d’ouvrir une école d’infirmiers et infirmières. Mme Madeleine Genest en est toujours la directrice depuis le début. Plusieurs agrandissements et transformations se sont ajoutés au cours des années. En 2008, 802 étudiants et étudiantes y suivent le cours. A la fin de leurs études, leur formation est telle qu’ils sont en mesure de pratiquer des chirurgies mineures, des accouchements, faire des diagnostics, prescrire des médicaments, etc. Ceci à cause de l’absence de médecins dans les campagnes. Cette école est affiliée à l’université catholique d’Asunción. Un diaporama de toute l’histoire de l’école nous a été présenté. L’école a reçu l’appui de l’ACDI et d’Amistad. Au dire du Padre Roger, cette école est la plus grande réalisation d’Amistad. Le dîner s’est pris sur place. Après une visite des locaux, nous sommes allés visiter le couvent des Soeurs de la Charité de Québec. Trois religieuses francophones nous ont décrit tout le travail qu’elles ont accompli depuis une quarantaine d’années. Une de ces religieuses a été longtemps en mission en Argentine. Maintenant, cette mission est fermée, elle est revenue au Paraguay. Sur le chemin du retour, un arrêt s’est fait à Caacupé pour visiter la basilique-cathédrale puisque le 8 décembre, la plupart d’entre nous n’avions pu y entrer à cause de la foule trop dense. Le souper s’est pris à Isla Pucu, suivi d’un concert. L’orchestre au complet compte 30 harpes, 40 guitares, un violoncelle, 2 violes et une basse. Une vingtaine de ces musiciens étaient présents ce soir-là. Leur âge varie de 8 à 16 ans. La soirée a été très appréciée de tous. Le Padre a toujours un bon choix pour occuper nos temps libres. Semaine du 13 au 20 décembre Samedi le 13 , le travail a repris. L’après-midi a été libre. La soirée s’est passée au son de la musique. Des guitaristes, un chanteur et une chanteuse nous ont divertis. Plusieurs personnes du groupe ont uni leurs voix aux leurs. Le Padre, avec tout son coeur et sa belle voix, les a accompagnés dans toutes leurs chansons. La semaine qui se termine a connu quelques jours de 50C. C’est dire qu’il a fait chaud. Le courage ne manque pas à nos Québecois et Québecoises, le travail se fait quand même. Dimanche le 14, messe à l’église paroissiale, co-célébrée avec Padre Fortin. Plusieurs du groupe y assistaient. Ensuite ce fut journée libre. Lundi le 15, un nouveau chantier s’est ouvert à Tres de-mayo. Il s’agit de construire un pont pour relier 2 communautés voisines. Ce qu’on appelle ici “communauté” correspond à “village” au Québec. La cuisine est une véritable ruche. Lucette est la responsable et différentes abeilles gravitent autour d’elle. Bruno S est toujours responsable de se rendre à la source et de nous rapporter de l’eau potable. Notre ami Lucien est toujours là avec ses mots d’esprit. Le Padre lui donne facilement la réplique, cela agrémente nos journées et nos soirées. Daniela, une paraguayenne est une aide efficace au ménage, à la vaisselle et à la cuisine. Mardi, mercredi et jeudi, 16, 17 et 18 décembre, les travaux sur les chantiers progressent. Jeudi le 18, après le souper, un groupe s’est rendu visiter un jeune homme devenu paraplégique ayant reçu une balle perdue pendant son jeune âge. Il fréquente maintenant l’université grâce à la générosité de Québecois. D’autres personnes sont allés écouter de la musique à la suite d’une invitation d’une famille paraguayenne qui héberge deux Québoises. Vendredi le 19, c’est la fête de notre bout-en-train: Angèle. Au déjeuner, c’est déjà le party. Elle a revêtu un t-shirt orange sur sa robe de nuit et s’est coiffée d’un grand chapeau de paille orné de boules de Noel, cadeaux qu’on venait de lui offrir. Paul lui avait préparé son premier chèque de rente du Québec (gag). Tout le monde lui chante un joyeux anniversaire et lui fait la bise. Le souper se prend à l’extérieur dans une famille d’Itarucubi , la communauté reçoit notre groupe ainsi que le comité responsable de cette dernière. Le souper est un buffet. Le monde s’amuse au son de la musique et Angèle partage son gâteau de fête avec tous les convives. Ce fut une belle rencontre d’adieu. Une dame du comité nous a adressé des remerciements pour notre implication auprès d’eux. Samedi le 20, le travail des chantiers prend fin. Ils ne seront pas tous complétés, faute de temps, c’est la communauté locale qui va devoir les finir.
|
|
![]() |
![]() |
![]() |
|
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
La « Grande Collecte » pour l’envoi des conteneurs 2008 au Guatemala |
|
Par Pierre Paré |
|
Cet été, beaucoup de bénévoles de CASIRA se sont engagés de façon particulière et volontaire dans la collecte des conteneurs pour le Guatemala. Sans oublier l’aspect collectif du Guatemala, des objectifs particuliers devaient être rencontrés pour aider à l’organisation de certains projets pour la prochaine année. Parmi ceux-ci, on compte la coopérative agricole de Rio Dulce, le Colegio San Francisco de Asis à Palencia et la Casa San Rafael (maison de convalescence pour enfant). Ce que j’ai vu des bénévoles de CASIRA m’a particulièrement édifié, et impressionné favorablement. L’opération fut un grand succès : beaucoup de matériel de qualité, sélectionné de façon judicieuse, a passé entre les mains des bénévoles pour aller directement en aide dans les projets du Guatemala. |
|
Cela a été admirable et inspirant de voir encore se réaliser cet été 2008 cette « Grande Collecte » dans la tradition québécoise d’un élan commun de solidarité. Des dizaines de personnes se sont faites donneurs généreux, trieurs, camionneurs, manœuvres, etc. Ces bénévoles proviennent de différentes régions du Québec: Gatineau, Montréal, St-Hyacinthe, St-Hugues, Sherbrooke, Québec, Saint-Nicolas, Saint-Léon de Standon, Saint-Prosper, Beauceville, Saint-Georges, l’Etchemin, Thetford Mines, et bien d’autres encore. |
![]() |
J’ai vu des grands-mamans qui
avaient travaillé toute l’année précédente
pour coudre du linge d’enfants et amasser du matériel pour
la collecte. J’ai vu des gens se mobiliser dans les collectes autour
de nos entrepôts, dans le chargement de nos camions de transports
et de nos conteneurs chez Collaboration Santé Internationale dans
les semaines du 25 août et du 2 septembre. Merci à tous pour
leur implication de près ou de loin. |
![]() |
Tant de générosité
dans les dons et de dévouement dans l’action des bénévoles
de CASIRA et de ses supporteurs me rendent fier de faire partie de cette
organisation, qui est particulière et présente des valeurs
partagées d’engagement humanitaire.
Merci à Roger Fortin et Germain Tardif qui ont su inspirer le mouvement et continuent de nous montrer le chemin à suivre. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
La générosité prend souvent visage d’hommes et de femmes dont vous pouvez voir ci-joint quelques photos. Beaucoup de généreux bénévoles sont absents de ces images, mais j’ose espérer que chacun de ceux qui ont contribué à cette grande opération se sente remercié et qu’à travers les photos montrées, ils redécouvrent un peu l’esprit, le sentiment et le plaisir éprouvés lors de leur participation à la « Grande Collecte ». |
|
|
![]() |
|
|
Merci gens et amis de CASIRA, vous êtes des gens bien généreux. Pierre Paré, un sympathisant des gens démunis du Guatemala. |
|
Mon séjour au Guatemala en 2005, a littéralement changé ma vie. En effet, de retour au Québec, j’ai vécu une métamorphose ! J’ai d’abord changé d’emploi, opté pour un travail à temps partiel, vendu ma voiture, donné les objets dont je ne me servais plus, cessé de consommer inutilement et débuté un jumelage avec une immigrante hispanophone. Bien que tout cela ne se soit pas produit du jour au lendemain, je sais que la source de tous ces changements se trouve, quelque part au Guatemala. En fait, c’est surtout ma façon de voir les choses qui a changé. Ce fut pour moi une école de vie, d’où j’ai pu tirer trois leçons importantes. La leçon d’humilité Avant mon départ du Québec, je disais à mon entourage que je partais en « mission humanitaire » ; somme toute un peu pompeux pour ma contribution globale. Il serait plus juste de dire que je suis allée donne un coup de pouce. Je me suis rendue compte en côtoyant Roger, que ce sont des gens comme lui qui sont les réels bâtisseurs et instigateurs de ces projets. La leçon du danger de « bien paraître » Pour bien paraître, avant mon départ, j’avais appris, à la sauvette, quelques mots d’espagnol et ce, sans grande conviction. Mais cela m’a joué un tour, car je me suis surprise à vouloir converser avec les gens du pays et les responsables de chantiers…Je me reprendrai lors de mon prochain séjour en 2009. La leçon du « don vrai » J’ai contracté une dette au Guatemala. Pas financière, non, si ce n’était que cela. Pis encore, une dette humaine, envers un enfant. Un soir, il était venu à ma table au restaurant, non pas pour me demander de l’argent, mais pour partager mon repas avec lui. J’ai refusé. Mes principes nord-américains ont pris le dessus et m’ont dictés que cela ne se demande pas au restaurant ! Il est reparti. Pour ma part, ma culpabilité m’a coupé l’appétit. Je me suis alors empressée de le retrouver dans la rue, mais en vain. J’ai donc trouvé un autre petit garçon pour lui demander s’il voulait partager mon repas. Il a dit oui tout de suite, mais il était trop tard. Je savais que je ne le faisais pas pour lui, mais pour moi ; pour étouffer cet énorme sentiment de culpabilité. J’ai alors compris, qu’il m’avait été facile durant toutes ces années, de prendre un crayon et un chéquier, confortablement assise dans mon foyer pour faire un don en argent. Lors de cet événement, j’ai réellement passé à côté du plus beau don qui soit. Guylaine |
|
Merci CASIRA En terminant, voici les commentaires particuliers de quelques élèves de la classe : Juliette Jolène Maxime
Mélodie |
|
![]() |
|
Les
élèves de Mme Johanne |
|
P.S. : Notre projet a été déposé au Concours québécois en entrepreneuriat 2007-2008. Le 9 avril dernier, au gala local (Commission scolaire des Appalaches), nous avons remporté le 1er prix dans la catégorie 1er - 2e année. Nous serons donc présents à la finale régionale à St-Romuald. |
|
14 septembre 2008 Après un voyage sans histoire où Roger Fortín nous a rejoints à Miami, nous arrivons à Lima au petit matin. Nous sommes logés à l’hôtel Santa Cruz, dans le joli quartier de Mira flores. Le groupe de Québec, arrivé la veille au soir, nous rejoint au petit déjeuner. Nous rencontrons Oscar qui sera notre “g.o.” pour le temps du séjour au Pérou. Une marche aux alentours nous permet de découvrir que nous ne sommes qu’à quelques pas de la mer que nous rejoignons en descendant quelques centaines de marches. La plage en galets et la température plutôt fraîche n’incitent pas à la baignade, mais les surfeurs s’en donnent quand même à cœur joie. La matinée est consacrée à la détente; un tour de ville est prévu pour l’après-midi. Nous y apprenons que le Pérou est très jeune, 42% de la population a moins de 35 ans et seulement 6 % plus de 65 ans. En moyenne, les femmes ont 7,7 enfants et les couples 2,8 enfants. 15 septembre 2008 Nous traversons les beaux quartiers de Lima, puis ses bidonvilles, pour atteindre une zone de reg (sable et pierres) qui nous amène à la réserve de Paracas (http://www.enjoyperu.com/frances/guiadestinos/magazine/edi1-rdp/index-fr.htm). Le Rocher percé et l’Île Bonaventure peuvent aller se rhabiller. Ici, plusieurs rochers sont percés et de multiples sortes d’oiseaux (cormorans, pélicans, fous de Bassan, etc.) nichent sur les îles qui forment l’archipel de Paracas, en plus des phoques et des loups de mer. On y voit notre première ligne de Nazca, le candélabre. À tous les cinq ans, des travailleurs y recueillent le guano qui est un engrais très riche. Ils passent 3-4 mois sur une des îles où ils sont logés dans un dortoir. Avec l’odeur d’amoniaque qui règne sur ces îles, les pauvres ne doivent pas avoir beaucoup d’appétit.. |
|
Avec la guide au parc central de Lima. |
Comité d'accueil de la Puerta de oro. |
16 septembre 2008 Aujourd’hui, nous allons survoler les fascinantes lignes de Nazca (http://secretebase.free.fr/civilisations/ruines/incas/nazca/nazca.htm, http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9oglyphes_de_Nazca), ces motifs qu’on ne voit que du ciel et qui sont, encore aujourd’hui, un grand mystère. La visite se fait à bord de petits avions à 6 passagers et le pilote doit osciller afin que les personnes assises à la droite aussi bien qu’à la gauche de l’appareil puissent voir à tour de rôle. Visite très intéressante, bien que nous ayons parfois le coeur au bord des lèvres. 17 septembre 2008 Nous quittons Lima pour nous rendre dans la vallée de Chanchamayo où se trouve le projet de la “Puerta de oro”. Nous passons par le poste de douane où une quinzaine de matelas sont en consigne en attendant un papier qui manquait. On entasse les matelas dans ce qui reste d’espace dans la soute aux bagages et au fond du bus; heureusement que nous sommes un petit groupe car avec ces “passagers” supplémentaires, l’autobus est plein à ras bord. Nous traversons la Cordillère des Andes pour culminer à une altitude de plus de 4800 mètres avec les effets prévisibles: étourdissements, mal de tête, etc. Rien de grave cependant, surtout que le paysage est à couper le souffle et que nous redescendons rapidement à une altitude qui convient mieux à nos petites natures. En plus de Monique et Yves qui nous attendent, la population de Puerta de oro nous accueille en brandissant des pancartes. Nous avons droit à un discours de bienvenue et à un repas préparé par les gens du coin. Ils se sont même donné la peine de traduire leurs slogans en francais. La réception est très émouvante. Quelques membres du groupe sont logés dans la “petite casa” qui est tout à côté du lieu du projet. Les autres iront dans la “grande casa” à San Ramon, la ville voisine. Les repas seront pris à la “petite casa”. Le trajet entre les deux maisons prend environ 25 minutes pour ceux et celles qui veulent le faire à pied. Oscar fait la navette entre les deux endroits plusieurs fois par jour pour amener les gens au chantier, les ramener prendre leur douche en fin d’après-midi, les ramener prendre le souper, les ramener dormir… Il est d’une efficacité incroyable ce Oscar, et toujours de bonne humeur. 18-19-20 septembre 2008 C’est bien joli le tourisme, mais le but des séjours de Casira est quand même le travail humanitaire. C’est aujourd’hui que ca commence. La “puerta de oro” est une ancienne “hacienda” (ferme) qui a été lotie. Le gouvernement accepte que le terrain soit divisé à la condition que certaines portions soient conservées pour la communauté. C’est sur un de ces terrains que se fera le projet, une “école” de deux classes qui recevra des enfants d’âge préscolaire: un local pour les tout-petits, un autre pour les enfants d’âge prématernelle. Des toilettes seront installées dans une bâtisse adjacente. Notre travail? Faire le ciment pour que le prochain
groupe n’ait plus qu’a placer les blocs pour monter les
murs. Ce que ça implique? Bâtir des étriers qui
serviront de poutre avec les tiges de métal de différentes
grandeurs et grosseurs, les couper, les crochir, les attacher ensemble
avec du fil de fer. Pelleter de la terre (dans ce cas-ci, de la glaise),
transporter de la roche, remplir d’eau, de ciment et de sable
le malaxeur à ciment, transporter ce mélange á
la brouette pour en remplir les fossés creusés au prélable
par les Péruviens. Y jeter des roches (j’ai bien dit des
roches, pas des cailloux) qu’on a d’abord transportées
près des trous. Puis reprendre la terre qui a été
sortie des trous pour l’étendre et la niveler autant que
possible. On oublie ici le “bulldozer” et la plaque vibrante;
tout est fait de nos blanches mains. Pour une équipe composée
surtout de femmes (notre groupe compte seulement 7 hommes pour une trentaine
de personnes) dont la moyenne d’âge est de plus de 60 ans,
nous sommes plutôt fiers du travail accompli. Une autre équipe
aménage la “casa” pour la rendre plus fonctionnelle:
tablettes pour placer les plats et la nourriture, grande table et bancs
pour placer plus de monde dans un espace quand même restreint,
installation d’eau chaude dans les douches, etc. Malgré les promesses d’Oscar, il n’y a pas eu de “dia suave” et le travail avance à la vitesse grand V. |
|
| |
Quelques-uns des rochers percés de Paracas. |
20 septembre 2008
Samedi, la journée de travail se termine un peu plus tôt. Ce soir, nous irons à La Merced, une ville voisine, où il y a une “fiesta”. Comme fiesta, c’est plutôt tranquille et nous devons perdre quelques préjugés: lorsqu’ils écoutent de la musique, les Péruviens ne se dandinent mème pas; au contraire, ils restent tout à fait stoïques. Mais où sont dont leurs origines latines? 21 septembre 2008 Le dimanche, c’est jour de congé. Nous allons visiter un village d’autochtones qui nous habillent avec les tuniques qui sont leur habit traditionnel. La teinture en est naturelle et la couleur va du brun pâle au ocre. Nous avons droit à une démonstration de musique et de danse traditionnelles puis nous nous joignons à eux pour danser avant de jeter un coup d’oeil aux bijoux artisanaux qu’ils ont à vendre. Nous nous rendons ensuite à des chutes, les Cataratas Bayoz, après une promenade d’environ une heure sur les routes de montagne. Une randonnée pédestre sur un sentier en pente - mais tout à fait praticable - nous y mème. Très jolies cascades suivies d’une chute qui descend de la montagne. Il a plu beaucoup cette nuit et l’eau est brune; quelques braves s’y risquent quand même. Nous nous faisons prendre par la pluie au retour et nous renonçons à nous rendre aux deuxièmes chutes accesibles à partir d’un autre sentier qui part du même endroit. 22-23-24-25-26 septembre 2008 Journées de travail. Ça avance bien. Comme il fair très chaud sur l’heure du lunch, nous avons décidé de modifier l’horaire. La tournée débutera à 7h00 (ce qui implique de se lever vers 5h30-5h45), l’heure du lunch se prolongera un peu et la journée se terminera vers 17h00. Inutile de dire qu’il n’est pas tard lorsque toutes les lumières s’éteignent et malgré les bruits ambiants, on réussit à dormir. Après le souper, Roger donne une heure de cours d’espagnol. Notre répertoire de chansons en espagnol devrait s’agarandir durant le séjour. 27 septembre 2008 Samedi. Le travail arrête vers 11h00 sur le chantier. Plusieurs membres du groupe ont apporté des jouets, fournitures scolaires, etc., dans leurs valises et cet après-midi, il y a une fête où ces objets sont vendus; les profits iront au projet. Tout trouve rapidement preneur et quelques cadeaux sont distribués. Deux beaux ballons, un de soccer et un de ballon-volant sont offerts à la communauté et quelques prix de présence sont donnés. Ce soir, les cuisiniers ont congé car nous allons manger au resto adjacent à la petite casa, le Yaroca. Très joli endroit sympathique. 28 septembre 2008 Même si c’est dimanche, il n’y a pas de grasse matinée car nous partons en excursion vers 7h30. Deux sorties ont été proposées et le groupe est divisé en deux. Personnellement, j’ai choisi d’aller aux “aguas termales” d’Uchubamba. Nous longeons le tumultueux Chanchamayo qui donne son nom à la région pour nous rendre à un bassin d’eaux sulfureuses qui sortent de terre; nous y “mijotons” environ une demi-heure. Au retour, nous dînons dans le joli parc central d’un village typique. Un membre de la communauté nous ouvre les portes de l’hôtel de ville pour que nous puissions admirer le paysage à partir du toit, puis il ouvre les portes de la charmante église située de l’autre côté du parc. Il nous amène ensuite dans un sentier qui mène à trois jolies chutes qui descendent tour à tour de la montagne. Impressionantes! Que j’aime la végétation tropicale: ses immenses arbres couverts de fleurs, ses plantes qu’on ne voit chez nous qu’à l’intérieur (en format réduit), ses orchidées géantes, en plus d’innombrables plantes qu’on ne connaît pas. Il semble que l’autre groupe a également traversé une jolie région en allant visiter une grotte que certains ont trouvé difficile d’accès.
29-30 septembre 2008 Dernières journées de travail sur le chantier de “La Puerta de oro”. Nous avons rempli le mandat qu’on attendait de nous: les fondations des deux classes sont pratiquement terminées ainsi que les murs des toilettes. Malgré la chaleur ardente, le travail a été constant. En plus, Jacques et Rita ont conçu une nouvelle table longue ainsi que deux bancs. Ainsi, les groupes qui nous suivront, et qui seront plus nombreux, auront de la place à s’installer pour manger. 1er octobre 2008 Aujourd’hui, nous terminons le travail à midi. La population locale nous invite à un repas qu’on appelle “pachamanca”, “la comida de la tierra”. Après avoir creusé un trou dans la terre, on y installe des pierres brûlantes qu’on recouvre de viande, puis de légumes. Le tout est couvert de feuilles de bananier puis recouvert de terre. Le repas est cuit ainsi, à l’étouffée, pendant environ une heure. Et c’est délicieux! Nous fraternisons ensuite avec les Péruviens en chantant et en dansant. Il est ensuite temps de faire nos valises pour quitter ce coin de pays où nous laisserons un peu de notre coeur et de notre marque. Oscar et Roger ont finalisé l’achat d’un
terrain dans les environs. On pourra donc y bâtir des installations
permanentes au lieu de louer des maisons lorsque les groupes séjourneront
ici. |
|
|
2 octobre 2008
Encore une fois, on se lève tôt; on rentre à Lima. Retraversée des montagnes avec, encore une fois, pointe à plus de 4800 mètres d’altitude. N’ayant peur de rien, Rachel et moi montons dans la voiture d’Oscar avec Roger Fortin. Cest un euphémisme de dire qu’on ne traîne pas en route; nous arrivons à Lima vers 12h30 alors que l’autobus, avec le reste du groupe, arrivera vers 16h30. Roger a récupéré nos passeports pour le Paraguay.
Nous sommes logés dans un hôtel différent de celui
de notre arrivée, l’Hostal Torreblanca, à deux pas
du premier, dans le quartier de Miraflores également. |
Dans la Vallée-de-la-lune |
3 octobre 2008
Ce matin, vol vers Cusco; reste de la matinée libre. Nous sommes logés à la “Residencia del sol” (rien de moins), tout en face de l’église des dominicains. En après-midi, nous avons un tour de ville, incluant des arrêts dans des sites de ruines incas autour de la ville. Nous sommes impressionnés par le travail qu’a nécessité l’empilage parfait de rochers de toutes les formes et de tous les formats. Nous visitons ensuite l’église des dominicains, en face de notre hôtel. Dans les années 50, à la suite d’un tremblement de terre, on a découvert qu’elle avait été bâtie sur des ruines incas. La visite se termine par la visite de la cathédrale qui est située autour de la magnifique Plaza de armas, la plus belle place du Pérou. Que de dorures dans cette église! Cette belle tournée se termine par un repas au resto “Inka Hall” où, en plus d’un excellent buffet, nous avons droit à un spectacle de musique et de danses folkloriques. Nous avons tous un peu le souffle court à cause de l’altitude (près de 4000 mètres), mais ça ne nous empêche pas d’apprécier cette belle ville que nous visitons trop rapidement. 4 octobre 2008 Bus pour nous rendre à “Aguas calientes”, au pied du Machu Picchu. En route, nous visitons une ferme de camélidés où se retrouvent les quatre membres de cette famille qui résident au Pérou: les lamas et les alpagas, domestiqués, ainsi que les vigognes et les guanacos qui vivent à l’état sauvage. On y voit des artisans filer et tisser la laine et on nous explique comment on la teint et avec quelles matières. Leur magasin offre de magnifiques créations faites par les artisans locaux. On fait ensuite un arrêt au marché de Pisaq, puis en route vers notre destination finale. La dernière partie du voyage se fait dans le train qui est le seul moyen de transport menant à “Aguas calientes” qui est une ville charmante, mais conçue visiblement pour le touriste: un hôtel jouxte un restaurant (pizzeria de préférence) qui jouxte une boutique, qui jouxte un hôtel, etc. 5 octobre 2008 Il a plu cette nuit et on nous a dit qu’il pleut souvent sur le Machu Picchu alors nous apportons nos imperméables... qui s’avérent tout à fait inutiles puisqu’il fera une température idéale tout le temps de notre visite. Des autobus font la navette entre la ville et le haut de la montagne où s’est caché, pendant plusieurs siècles, ce site impressionnant. Nous arrivons tôt pour voir le lever du soleil qui fait luire le site. Tout un spectacle! La visite prendra toute la matinée et les explications de Jose, un passionné, sont très intéressantes. La culture inca a duré à peine plus d’un siècle et elle a produit des sites extraordinaires. Beaucoup d’entre nous se pincent en pensant que nous sommes sur ce site enchanteur. C’est un privilège! Retour vers “Aguas calientes” par le même chemin de montagne que le matin. Les navettes sont très bien organisées et nous croisons plusieurs autobus. Dîner puis train et autobus jusqu’à Cusco. Cusco est une ville où on a le goût de déposer ses valises… et de reprendre son souffle en s’adaptant à l’altitude. J’espère bien y revenir, en prenant mon temps cette fois. 6 octobre 2008 Départ pour Puno, sur les rives du lac Titicaca. Nous traversons l’ “alti plano” (les hauts plateaux), une région plutôt plate sur quelques kilomètres de large mais où les montagnes nous accompagnent de chaque côté du chemin. Le paysage est toujours aussi impressionnant. Nous voyons des brins de neige sur les bords de la route et les chandails
achetés au Pérou sont bien appréciées. |
|
7 octobre 2008
14 cyclo-pousses ont été nolisés pour amener notre groupe jusqu’au quai où un bateau nous attend pour nous amener en croisière sur le lac Titicaca. Contrairement à ceux qu’on voit en Inde, par exemple, dans ces cyclo-pousses les passagers sont devant et le conducteur à l’arrière. |
En cyclo-pousses |
Nous visiterons d’abord les îles
Uros, des îles flottantes fabriquées avec un genre de roseau
qui sert aussi bien de terrain pour les îles que de matériau
pour fabriquer les maisons, de réservoir d’eau, de combustible,
etc. Il existe une soixantaine de ces îles; le nombre varie régulièrement
puisqu’il suffit de se détacher ou se de s’attacher
pour qu’une nouvelle île naisse ou meure. Un petit tour de
barque faite en totora (jonc tressé) et nous disons adieu à
cette bizarre de façon de vivre. |
Chez les Uros |
Nous visitons ensuite l’île
Amantani où nous prenons le lunch, au son d’un groupe de
jeunes musiciens accompagnés de jeunes danseuses.
Nous quittons l’île juste à temps puisqu’un orage se lève. Certains bateaux ont dû rebrousser chemin car le temps était trop mauvais. Bien enfermés dans notre embarcation, nous ne souffrons pas, même si ça brasse plus qu’à l’aller. Encore une fois, la terre est recouverte de blanc car il a grêlé autour de Puno. 8 octobre 2008 Départ pour La Paz. Un bus nous laisse à la frontière de la Bolivie que nous traversons à pied pour reprendre un autre bus de l’autre côté de la frontière. Nous disons adieu à Oscar qui rentre à Lima et nous rencontrons Cati qui sera notre guide pour la durée du séjour en Bolivie. En route, nous visiterons les vestiges archéologiques de Tihuanaco, les ruines les plus hautes de l’Amérique. La pièce la plus impressionnante est le bloc monolithique qui occupe à lui tout seul toute une section d’un musée. La Paz est située dans une cuvette, ce qui fait que lorsqu’on y arrive, on voit pratiquement toute la ville d’un seul coup d’oeil. Roger nous en avait parlé; l’impression est à la hauteur de nos attentes. Installation à l’hotel “Estrella andina” qui est un endroit charmant, couvert de peintures en trompe-l’oeil. Au souper, nous sommes reçus comme des rois par la direction: décoration de banquet et délicieux buffet. 9 octobre 2008 Caroline nous attend pour nous faire visiter Asarbolsem, la coopérative qu’elle a contribué à former. La coopérative finance l’achat de laine pour des femmes et des hommes qui font des tricots qui seront vendus à leur boutique. Un contrôle de qualité sévère est exercé, ce qui fait que les productions sont peut-être un peu plus chères qu’ailleurs, mais elles en valent largement le prix. Roger a connu Caroline au Guatemala alors qu’elle y travaillait. Il a même officié à son mariage avec Oscar, un médecin guatémaltèque. Ils ont maintenant deux charmantes fillettes. La famille revient d’un mois de vacances en Argentine et nous sommes rassurés sur les réactions de notre organisme quand elle nous dit qu’elle a de la difficulté à se réadapter à l’altitude bien qu’elle habite La Paz depuis un an. À la coopérative, nous rencontrons Antonia, une femme de tête; au départ analphabète, elle a réussi à s’instruire et à faire instruire ses fils qu’elle a élevés seule, si bien qu’en plus de diriger la coopérative, elle est maintenant conseillère municipale et elle côtoie des gens importants. Le magasin de la coopérative n’a absolument rien à envier aux boutiques de chez nous, autant au niveau de la présentation que de la beauté des produits et plusieurs membres du groupe en sortent avec des chandails, des mitaines, des foulards, etc. En après-midi, c’est le tour de ville. Nous faisons d’abord un arrêt à la “vallée de la lune”. Des formations en argile forment un décor tout à fait inusité qui évoque “Le Seigneur des anneaux”. Plusieurs photos y sont prises. Nous nous promenons dans de jolis quartiers puis nous visitons un musée. Encore une fois, l’hôtel nous a préparé un délicieux buffet, accompagné cette fois de musique et de chants folkloriques. Belle ambiance! 10 octobre 2008 Lever à 4 heures du matin. Nous prenons l’avion pour Santa Cruz à 7h15, puis un autre pour Asuncion où nous arrivons en fin de matinée. C’est tout un comité d’accueil qui attend Roger (et nous aussi par la même occasion). Plusieurs de ses anciens élèves qui jouent de la musique nous chantent plusieurs chansons, certaines en espagnol, d’autres en guarani et même en français. Impossible de passer inaperçus à l’aéroport avec ça. Un autobus nous attend pour nous amener à Itacurubi de la Cordillera, où nous allons oeuvrer pour les deux prochaines semaines. La maison où nous logerons est charmante, avec une jolie cour intérieure. Douze membres du groupe habiteront dans des familles, deux par deux. Ici, nous pouvons avoir l’impression d’être très riches. Le guarani (la monnaie locale) ne vaut absolument rien. 1000 guaranis valent environ 0,26 sous alors lorsqu’on paie, on divise par trois et on enlève tous ces zéros inutiles pour avoir une idée du prix en argent canadien. Quelques membres de la communauté nous accueillent et un buffet a été préparé pour nous. En soirée, concert avec deux excellents musiciens. 11 octobre 2008 En matinée, nous marchons jusqu’à la coopérative locale qui finance plusieurs agriculteurs, qui encourage des tisserands en vendant leur production dans son magasin et qui prête pour des hypothèques. Le fonctionnement des prêts est très différent de ce que nous connaissons. Nous visitons l’endroit où l’on ensache les moulées et que Casira a contribué à développer, puis le magasin où l’on trouve de très jolis napperons, nappes, rideaux et hamacs qui sont fabriqués dans l’atelier adjacent. Eh oui, vous avez bien deviné; encore une fois, plusieurs achats y sont faits. Après le lunch, nous nous empilons dans le mini-bus de Blas pour visiter les chantiers où nous travaillerons: trois écoles où il faudra poser de la céramique, faire de la peinture, creuser des tranchées… Roger célèbre la messe vers 17h00 puis congé pour les cuisinières., Nous mangerons du poulet frit, des frites et de la salade de chou pour souper. Dépaysement total quoi! Comme couleur locale cependant, nous avons un concert avec un harpiste et un guitariste, père et fils. Le père a une école de musique où nous irons plus tard durant le séjour. Environ une quinzaine de harpistes accompagnés de guitaristes; ça risque d’être plutôt impressionnant. Il y a une “fiesta” dans la ville et quelques personnes du groupe iront y faire un tour; cependant, la fête commence plutôt tard et c’est comme si vous alliez dans une discothèque à 22h00: le party commence alors que vous êtes prêts à partir. Non pas que les gens d’ici n’apprécient pas la fête. La preuve? La musique s’est arrêtée vers 5 heures du matin. 12 octobre 2008 Petit dimanche très tranquille. La famille où logent Louise et Fernand a une grande piscine et nous sommes invités à aller nous y baigner en après-midi. Dure dure la vie de bénévole! En après-midi, il y a aussi un spectacle de chevaux auquel quelques membres du groupe assisteront. Journée relaxe, très appréciée. |
|
Texte écrit par Solange Mercier |
|
13-14-15-16-17 octobre 2008 Tous les jours, nous quittons la “casa” vers 7h pour en revenir vers 14h30. Les groupes 1 et 2, dont les chantiers sont plutôt près l’un de l’autre, sont transportés par Blas, et le groupe 3 a son propre camion; 7 ou 8 personnes forment chaque groupe. Les travailleurs sont nourris par les membres des communautés où ils opèrent. Les deux premières journées, la température est chaude. Vers la fin de la semaine, il y a de bonnes averses qui obligent à fermer le chantier 2 pendant quelques jours: ils sont en train de creuser une tranchée que la pluie a complètement inondée. Ce groupe se divise pour aller donner un coup de main aux autres chantiers. 18 octobre 2008 Samedi, la journée se termine plus tôt et on profite d’un après-midi de congé. 19 octobre 2008 Ce matin, grasse matinée; nous pouvons dormir jusqu’à des heures de fou: 8h environ. On va péter le feu aujourd’hui! Vers 9h00, départ pour Caacupe où se trouve un lieu de pélerinage national dédié à la vierge. Beaucoup de monde aux alentours de la basilique. Plusieurs marches mènent sur le toit d’où nous avons une vue en plongée sur l’intérieur de l’église (impressionnant) ainsi que sur la ville. Nous en repartons après une messe célébrée par Roger, Germain ainsi qu’un jeune prêtre paraguayen que Roger a baptisé. Retour vers Isla Pucu, une petite ville voisine d’Itacurubi. Après le lunch où on nous sert de la nourriture locale (empanadas et gâteaux de farine de maïs), nous avons droit au concert donné par les élèves de Mauro Medina: 13 harpistes et 6 guitaristes. Ces jeunes ont, pour la plupart, entre 10 et 18 ans. L’école de Mauro Medina est subventionnée: les cours y sont gratuits et les instruments sont fournis. Nous y voyons certains jeunes intéressés, d’autres passionnés, qui peuvent ainsi bénéficier d’une belle culture musicale. Ah oui, en passant, pas de feuilles de musique pour ces jeunes. Ils doivent savoir leurs partitions par cœur, même si le voisin, qui joue du même instrument, joue une partition différente. C’est la tête pleine de ces belles images et de ces sons que nous rentrons à la « casa ». 20-21-22 octobre 2008 Les travaux avancent rondement dans les écoles, malgré la chaleur accablante. 23 octobre 2008 Encore une fois, il a plu une bonne partie de la nuit et le groupe 2 se retrouve au chômage; l’école est fermée, la route étant impraticable. Au lieu de s’ennuyer et de déprimer (es una broma), ils viennent donner un coup de main au groupe 1 qui, avec une équipe double, abat un boulot considérable. Ce soir, réception à l’hôtel de ville où les conseillers et le maire nous reçoivent. Si j’utilise le masculin seulement, ce n’est pas pour appliquer la règle de grammaire, mais bien parce que les femmes brillent par leur absence au conseil de ville. Il faut dire, à la décharge d’Itacurubi, que ce sont des femmes qui siégent sur le conseil qui reçoit les demandes d’aide envoyées à Casira et qui en définit les priorités. 24 octobre 2008 Avant-dernière journée de travail, mais dernière où le personnel et les élèves sont présents dans les écoles. Tous les groupes ont droit à un petit quelque chose de spécial à cette occasion. 25 octobre 2008 Il fait chaud! Il faudra nous en rappeler lorsque nous pelleterons, dans quelques semaines. Dernière journée sur les chantiers. Tous les groupes sont fiers du travail accompli. Le groupe 2 a eu l’aide de quelques personnes de la communauté et ils ont pu reprendre le retard dû aux pluies des derniers jours. Les autres groupes sont surpris de l’avancement des travaux. On pourra repartir avec la satisfaction du devoir accompli... et bien profiter du reste du séjour alors qu’on reprendra notre casquette de touristes. Après le souper, nous avons droit à un concert donné, pour la plupart, par les mêmes personnes qui nous avaient accueillis à l’aéroport. Belle soirée, qui termine de façon plus qu’agréable le séjour à Itacurubi. 26 octobre 2008 Comme nous sommes dimanche, nous ne pourrons malheureusement visiter le barrage d’Itaïpu. Arrivée au Royal Park Hotel de Foz de Iguazu vers midi. Il a plu pendant presque tout le trajet en autobus. Jusqu’à présent, nous avons été très chanceux, la pluie est toujours arrivée à un moment où ça ne perturbait pas trop nos activités. Je ne sais pas qui, dans le groupe, mène une assez bonne vie pour nous mériter ce traitement de faveur, mais nous l’en remercions. Après-midi libre. 27 octobre 2008 C’est escortés de milliers de papillons
de toutes les couleurs que nous visitons les chutes Iguazu, terme guarani
qui peut se traduire par « grandes eaux ». Et en effet, il
y en a de l’eau ici! Le débit total est plus faible qu’à
Niagara Falls (rappelez-vous votre voyage de noces), mais partout où
se pose le regard, des chutes, plus ou moins larges, plus ou moins puissantes.
Et ça, c’est seulement du côté argentin. Souper dans un joli restaurant de Puerto Iguazu, toujours du côté argentin. Musique locale pour accompagner un bon repas. 28 octobre 2008 Visite des chutes du côté brésilien. Paysage tout aussi intéressant, bien qu’un peu différent. Nous allons ensuite visiter le parc d’oiseaux où plusieurs photos sont prises. L’ornithologue très amateure que je suis n’a jamais vu autant d’oiseaux portant des couleurs aussi magnifiques. En fin d’après-midi : avion vers Rio. Nous sommes logés au Centro de acohida missionaria dans le quartier Santa Teresa, un couvent qui fait plutôt office d’auberge car là aussi, les religieuses se font rares. Nous y rencontrons Rose-Alice, une Brésilienne retraitée de l’enseignement qui, depuis une douzaine d’années, s’occupe d’une institution qui offre du para-scolaire dans la « favela » voisine. Du toit du couvent, nous voyons le pain de sucre et nous pouvons voir le Corcovado de la terrasse. Pas mal comme site! 29 octobre 2008 En matinée, tour de ville. Nous visitons, entre autres, la cathédrale de San Sébastien. Inaugérée en 1976, elle offre une architecture unique, pas du tout conventionnelle, et peut accueillir jusqu’à 20 000 personnes. Comme il fait relativement beau, on décide de ne pas prendre de chance sur la température de demain et on se rend au Corcovado en après-midi. Les nuages restent parfois accrochés en haut de la crête, mais des percées nous permettent de voir, non seulement le Sacré-Cœur, mais aussi ce que voit le Sacré-Cœur de là-haut. 30 octobre 2008 On s’accroche le cœur bien comme il faut et on prend les deux téléphériques qui mènent en haut du Pain de sucre. Le ciel est tout à fait clair et la vue sur Rio est imprenable. En après-midi, Rose-Alice nous amène visiter son école et la « favela ». Accompagnés par elle, nous ne craignons rien. Les élèves nous accueillent avec des chansons et cette visite nous donne l’occasion de perdre certains préjugés : la plupart des gens qui vivent dans la « favela » travaillent, mais au salaire minimum, et la majorité des enfants vont à l’école. L’institution dont s’occupe Rose-Alice offre des cours d’appoint en mathématiques et en portugais, ainsi que des cours de ballet et de judo; elle ne vit que de subventions privées. Chaque Noël, Casira leur offre une fête et des jouets. En soirée, une partie du groupe se rend dans un bar de musique brésilienne. 31 octobre 2008 Notre avion ne part qu’en début de soirée, ça nous laisse le temps d’aller sur la populaire plage de Cobacabana. La température est plutôt couverte alors nous ne craignons pas d’entretenir notre cancer de peau. L’eau est relativement froide et les vagues plutôt impressionnantes; seul le « jeune » Germain ose se mettre plus que les orteils à l’eau. Promenade dans les rues avoisinantes puis retour au couvent pour se préparer au départ. C’est la tête pleine de souvenirs, de couleurs et d’odeurs que nous rentrons au Québec. Je ne veux pas parler pour les autres membres du groupe, mais j’ai beaucoup apprécié ce séjour : mélange d’implication communautaire, de tourisme, de contacts avec les populations locales, de pratique de l’espagnol; j’y ai trouvé parfaitement mon compte. Merci à Roger et à tous les membres de
l’équipe de Casira qui se sont occupés de son organisation.
Merci à Oscar et à tous les autres guides locaux qui nous
aidés à découvrir leur beau pays. |
|
![]() |
|
Fête fin des travaux PBP4 |
|
Toujours dans cette belle visite aux enfants de l'hôpital de
San Juan de Dios, nous étions Raymond Frappier, Mario Gourde
et moi à visiter 32 enfants pour leurs distribuer des toutous. Nous avons donc commencé tous les trois à lui chanter
doucement Petit papa Noël et Sainte Nuit. La femme médecin que j'avais croisée en sortant de la chambre vient nous voir et nous demande de revenir chanter pour la petite. Nous retournons donc à la chambre aux mêmes endroits et nous recommençons à chanter doucement. La petite ouvre les yeux encore une fois, un peu plus longtemps cependant, elle me regarde et me fait un petit rictus du coin de la bouche. La mère pleurait, le médecin pleurait et nous étions tous les trois très émus et encore plus quand le médecin nous a dit que l'enfant était dans le coma depuis plusieurs mois. Ouf! Nous sommes encore très émus de cette visite du 5 décembre, on aime en reparler et on veut partager cette belle expérience avec les coopérants de Casira. Voilà notre cadeau de Noël du Guatémala. Merci à la vie. |
|
Fête de Noël
2008 à Ceiba |
|
Le 23 décembre, le
soleil brillait, la journée s’annonçait chaude. Malgré
des airs de juillet québécois, c’était tout
de même l’avant-veille de la grande fête de Noël.
Nous étions une vingtaine sous la supervision de Rollande Plourde
à nous rendre dans un des quartiers les plus défavorisés
de la ville de Guatemala, El Limon, pour participer à une fête
de Noël à l’intention d’environ 350 enfants de
trois écoles du groupe Ceiba actif dans ce secteur. |
|
![]() |
![]() |
Vers 9h, alors que nous déchargions de l’autobus d’énormes sacs remplis de toutous ainsi que du matériel pour la fête, une horde d’enfants et d’adultes formait une haie : nous étions attendus. La musique enlevante et les prouesses d’Angéline Pelletier, notre clown attitrée, contribuaient à créer une atmosphère festive. Tandis que des coopérants s’amusaient avec les enfants, dansaient avec eux, une équipe dirigée par Gertrude Saint-Laurent s’affairait déjà à la préparation des 350 hot-dogs qui nourriraient la marmaille. Aucun d’entre eux ne se fit prier pour engloutir sa part. Plusieurs parmi les enfants avaient repéré le local dans lequel étaient entassés les toutous qui devaient leur être distribués. À travers le grillage d’une fenêtre, ils choisissaient déjà parmi ceux étalés, le trésor qu’ils voulaient s’approprier. |
|
Le ventre rempli, mis en rang par des
bénévoles, ils entrèrent tour à tour, disciplinés
malgré l’impatience, dans ce local pour choisir leur cadeau.
Leurs yeux cherchaient avidement ce petit animal ou personnage qui deviendrait
leur compagnon, leur confident peut-être. Une fois sélectionné,
certains le serrait sur leur cœur, l’étreignait tendrement.
Ce cadeau qui avait franchi la distance Québec-Guatemala avait
atteint sa destination finale : les bras d’un enfant. En supplément,
un petit sachet de friandises leur était remis tout juste après.
Nous observions ce manège qui suscitait des émotions. Nous
étions |
![]() |
| privilégiés
de voir ces yeux s’illuminer, ces visages afficher un sourire. |
|
|
![]() |
La fête se poursuivit
jusqu’à 11h30, toujours aussi animée. Nous nous sommes
retirés en serrant des mains, déposant des baisers sur des
joues, et emmagasinant des images dans nos mémoires et nos cœurs. |
|