Activités du projet AMISTAD Guatemala

depuis 1999

 
       

 

 

CASIRA est une ONG (organisation non-gouvernementale) fondée au Québec en 1982. Son siège social est à Thetford Mines. Par l’action de son Conseil d’administration, elle chapeaute les programmes suivants :

1) Sensibilisation du public canadien à la solidarité internationale.

2) Appui à des projets de solidarité dans des pays défavorisés, surtout en Amérique latine, mais aussi en Afrique.

3) Accompagnement de bénévoles qui vont sur le terrain comme main-d’œuvre et qui offrent leurs compétences en appui aux ONGs autochtones.

- Amistad Printemps (existe depuis 1978). Un groupe par année. Runit surtout des jeunes. 

- Amistad Guatemala;

- Amistad Pérou-Bolivie-Paraguay;

- Amistad Burkina Faso,

d) Accompagnement de groupes de jeunes provenant d’institutions scolaires ou autres pour une expérience de solidarité et d’éveil interculturel (une quinzaine de groupes par année depuis l’an 2000).

e) Appui à des initiatives individuelles ou de petits groupes qui assument eux-mêmes leur encadrement, mais qui profitent de l’infrastructure de CASIRA pour vivre leur expérience de solidarité.

CASIRA a comme principe de s’associer à des ONGs autochtones déjà existantes qu’il vient appuyer et leur laisse entièrement la gérance de leurs activités et des argents impliqués. Ceci assure grandement la continuité de l’ONG autochtone dans l’éventualité du retrait de CASIRA.

Amistad Guatemala

Amistad Guatemala représente l’activité principale de Casira. Fondé en 1999, il accompagne des milliers de Québécois dans une expérience de solidarité au Guatemala. 

Des personnes de tous âges, mais surtout des retraités ou préretraités, font un don à l’organisme pour que CASIRA puisse assumer les dépenses reliées à leur stage d’un mois et plus (avion et frais de séjour). Ils participent aux projets et contribuent aux activités d’ONGs autochtones en gardant bien présent l’objectif qui consiste à venir aider, mais surtout à venir aimer et comprendre.

Jusqu’à ce jour, au-delà de 3000 Québécois et quelques autres participants d’autres provinces canadiennes, de 3 à 81 ans ont participé à ce programme. Pour chacune des trois dernières années d’activité, nous les avons accueillis pour un total de 11,000 à 12,000 jours-personne entre mi-septembre et fin avril.

En plus de la main-d’œuvre bénévole, Amistad Guatemala offre des ressources financières pour payer les matériaux nécessaires aux projets de constructions auxquels il collabore, contribue pour l’achat d’équipement, pour un soutien académique ponctuel et pour un appui institutionnel qui permette de consolider l’ONG autochtone. Comme vous voyez, des dépenses en général non récurrentes qui favorisent des projets de « briques et mortier » qui serviront ces population pour des années à venir. 

L’argent pour les projets spécifiques de solidarité provient des participants au programme Amistad Guatemala et de milliers de bienfaiteurs du Québec qui, sans venir sur le terrain, désirent appuyer de cette façon ceux et celles qu’ils considèrent comme leurs ambassadeurs. Environ 75 000 $ annuellement.

Tous les dons pour les projets sont transférés intégralement au Guatemala sans que Casira y prélève le moindre pourcentage pour ses besoins administratifs. 

Les citoyens canadiens ont aussi contribué via l’ACDI (Agence Canadienne de Développement International) au Guatemala.

 
Depuis le début du programme, l’ACDI a fourni environ 450 000 $.

 

Depuis septembre 2007, CASIRA a mis sur pied une autre activité : Pérou-Bolivie-Paraguay. Il s’agit d’une expérience d’une durée de 7 semaines qui regroupe entre 30 et 40 participants qui se rendent dans ces pays pour effectuer des projets de solidarité plus ou moins semblables à ceux réalisés au Guatemala. De septembre 2007 et avril 2010, ce sont 4 groupes par année qui ont participé à cette expérience. Ensuite, l’expérience se réalise une fois par année en janvier et février. Pour s’inscrire à ce projet, il faut avoir vécu l’expérience au Guatemala.


Activités réalisées depuis 1999

Hogar Miguel Magone

Un orphelinat qui existe depuis plus de 15 ans. Il accueille 45 orphelins de 3 à 13 ans. En 1999, les orphelins vivaient dans une maison louée exigüe en pleine ville. 

Les participants québécois ont contribué à la construction d’un édifice comportant 6 modules et cela en pleine campagne. La construction a duré deux ans. Elle est maintenant fonctionnelle. L’ONG guatémaltèque, grâce à des dons de bienfaiteurs du pays, assume la gestion de l’orphelinat : nourriture, habillement, formation académique, salaire du personnel.

Notre collaboration actuelle est ponctuelle et se résume à un peu de maintenance, à la fête de Noël et à un appui à des besoins très spécifiques. 


Hogar Shalom

Un orphelinat qui existe aussi depuis plus de 15 ans. Il accueille 45 jeunes de 7 à 18 ans. 

En 1999, y vivaient 30 orphelins dans une résidence exigüe avec deux toilettes et deux douches. 

La construction avec main-d’œuvre québécoise a commencé en l’an 2000 et consiste en trois grands modules et quelques autres constructions fonctionnelles.

Des bienfaiteurs québécois ont contribué à l’achat de terrains pour des fins agricoles opérés par les orphelins eux-mêmes et à l’aménagement d’ateliers de boulangerie, de ferblanterie, etc. 

Hogar Shalom assume, grâce à la générosité de guatémaltèques, la nourriture, l’habillement, une partie de la formation académique et les salaires du personnel.

Quelques 50 bienfaiteurs québécois contribuent par une bourse annuelle (240 $ à 300$) au support académique de ces orphelins dont quelques-uns poursuivent des études universitaires.

Notre travail actuel consiste à aider pour la maintenance et l’amélioration des infrastructures matérielles appuyé par des dizaines de groupes de jeunes du Québec accueillis, année après année, à Hogar Shalom et qui laissent derrière eux, grâce à leur implication, une amélioration palpable au niveau des infrastructures. 

Perspectives d’avenir : 

— Continuer l’implication actuelle
— Construire un deuxième étage sur le module des dortoirs.


Grupo Ceíba

Grupo Ceiba est une ONG guatémaltèque qui a plus de 15 ans. Il regroupe une quarantaine de jeunes travailleurs de rue qui essaient d’offrir un espoir à des jeunes de la rue dans le quartier le plus défavorisé et le plus criminalisé de la capitale.

Avant l’implication d’Amistad Guatemala, Grupo Ceiba offrait ses services dans des appartements loués dispersés sur le territoire.

Amistad Guatemala a commencé son travail avec Grupo Ceiba dès 1999 en fournissant des ressources financières pour aménager quelques locaux, équiper et appuyer la formation technique des ateliers.

Ce n’est qu’en 2002 que Grupo Ceiba a pu bénéficier de la main-d’œuvre québécoise qui, jusqu’en avril 2009, a contribué à la construction de 2 édifices de 6 étages qui accueillent des centaines de jeunes pour l’École Alternative (école adaptée et personnalisée) qui hébergent également, année après année, une trentaine d’indigènes originaires d’un village de campagne pour une formation de 6 mois, une bibliothèque (la seule dans ce quartier de 40 000 personnes), des ateliers d’étude en informatique, des ateliers de fabrication de produits informatiques et des ateliers de réparation et de récupération d’ordinateurs usagés dont la moitié proviennent du Québec.

Actuellement, la main-d’œuvre québécoise s’affaire à construire un troisième édifice qui servira à ajouter de l’espace à la bibliothèque, à agrandir une classe et surtout offrir à la garderie qui accueille une quarantaine d’enfants, des espaces extérieurs de récréation, une cuisine et une salle à dîner en remplacement d’un local sans fenêtre et sans cour extérieure. Avec cette construction nous considérons réalisé l'engagement pris lors de nos levées de fonds et qui ont servies à financer ce projet en particulier. L’édifice est construit de telle façon qu’on pourra ajouter 3 autres étages pour atteindre les 6 étages de l’édifice attenant, dans les années à venir. Donc, un carnet de commande bien rempli pour les années à venir.

À mesure que les infrastructures sont disponibles, Grupo Ceiba les remplit d’une clientèle de jeunes défavorisés. Grupo Ceiba assume les coûts des salaires de son personnel, du soutien de ses programmes, de ses dépenses administratives avec l’aide surtout de la Communauté Européenne.



École et Coopérative de couture

À l’intérieur des locaux du Grupo Ceiba construits par les Québécois opère une école de couture qui tâche d’assurer à ses élèves du travail par le biais d’une Coopérative. Cette institution profite de la collaboration très active de Québécois qui essaient de donner la formation la plus adéquate possible pour faire de ses membres (toutes des femmes) des professionnelles de la couture capables d’assumer tous les aspects du projet (confection, commercialisation et gérance), dans un avenir plus ou moins rapproché.

L’École et la Coopérative disposent d’un local fonctionnel (fruit du travail et de la générosité de milliers de Québécois), équipé de machines à coudre (dons québécois transportés par conteneurs) et des accessoires nécessaires à son bon fonctionnement.

Les salaires des couturières et les coûts des services sont payés à même les profits de fabrication de la marchandise vendue au Guatemala et exportée aussi au Québec.

La Coopérative travaille avec des organisations du même genre au Guatemala et les perspectives d’avenir sont excellentes. 

Maison de convalescence

CASIRA collabore avec l’ONG Guatémaltèque Aprosadeco qui a mis sur pied un foyer de convalescence pour enfants de 1 à 12 ans qui reçoivent leur congé de l’hôpital, mais à qui les conditions de leur domicile n’assurent pas un environnement nécessaire à leur guérison (alimentation, soutien affectif et psychologique et possibilité de recevoir les services externes de l’hôpital San Juan de Dios). Ces enfants sont accompagnés de l’un de leurs parents à qui il faut assurer logement et alimentation. 

CASIRA a aménagé de belle façon une maison louée à cet effet et a commencé à l’équiper (lits, bureaux, literie, vaisselle, ameublement, service de cuisine, etc.) et a, pour le moment, collaboré avec Aprosadeco à soutenir financièrement l'ensemble des services au profit de sa clientèle.

Le Maison a accueilli les premiers enfants en décembre 2006. Depuis ce temps, 3 ou 4 enfants y habitent tous les jours avec leurs parents. Nous prévoyons pouvoir augmenter graduellement jusqu’à 10 enfants. L'objectif ultime et possible, c'est d'accueillir une vingtaine d'enfants avec leurs parents. 

Aprosadeco a trouvé trois bienfaiteurs guatémaltèques qui assument le loyer de la maison pour les 5 prochaines années. Aprosadeco assumera, grâce à des dons guatémaltèques, le salaire du personnel autochtone (avec lequel collaborera du personnel qualifié québécois), l’alimentation et les services.

CASIRA contribuera ponctuellement pour le transfert de médicaments du Québec ou pour l’achat sur place des mêmes médicaments. 

Coopérative agricole

Depuis quelques années, CASIRA collabore avec l’ONG guatémaltèque Asociación Casa Hogar Rayito de Amor qui gère une coopérative agricole qui regroupe maintenant 14 familles. 

Le site de la coopérative est au km 310 sur la route vers Tikal (centre archéologique Maya). 

Le problème de pauvreté et de malnutrition dans la population autochtonetrouve sa source dans une réalité : cette population est composée majoritairement de « paysans sans terre ». Les grandes superficies facilement cultivables appartiennent généralement à des grands propriétaires terriens qui engagent les paysans à des conditions proches de l’exploitation. Il devient ainsi difficile pour ces paysans qui ont les compétences agricoles de se sortir du cercle vicieux parce qu’ils n’ont pas ou peu d’espace pour les mettre en valeur. De plus, la coutume veut que toute la famille s’occupe des cultures et non pas seulement le père de famille. En fournissant la possibilité au père de famille d’exercer son métier, il en résulte une synergie importante qui rapproche les familles, permet à plusieurs personnes de travailler tout en améliorant ainsi les chances de réussite. 

Fort de ses expériences des dernières années, CASIRA a contribué à acheter une terre de 52 hectares pourvue d’eau en quantité suffisante et les paysans travaillent présentement à aménager la terre et les infrastructures pour un poulailler, pour une pisciculture, pour la plantation d’arbres fruitiers et d’arbres pour le sciage et pour une production agricole ciblée avec l’aide d’agronomes et de professionnels en la matière afin de mieux planifier et gérer les inconvénients de la nature. Actuellement, un agronome a rejoint les paysans et les accompagne quotidiennement pendant un mois afin de planifier toute la production. 

Des contacts ont été établis avec le Canada pour l’exportation de produits agricoles et les efforts sont faits pour gérer cette activité dans les meilleures conditions.

Pour l’avenir, on prévoit l’achat de terre, l’augmentation du nombre de membres de la Coopérative (30 familles) et la mise en place des infrastructures nécessaires et l’équipement indispensable à la réalisation des objectifs.

L’accompagnement de CASIRA vise à l’autofinancement graduel au cours des 5 prochaines années.


El baratillo (la friperie)

Fondée en 2005-2006, la friperie sert à gérer la distribution et la vente à très bas prix de dons matériels recueillis au Québec. 

Le manque d’argent et de biens essentiels disponibles à petits prix pour les démunis a motivé cette décision. Nous connaissons tous une friperie, un ouvroir missionnaire, une St-Vincent-de-Paul au Québec qui débordent de toutes sortes de dons que font les Québécois pour les démunis.

Chaque année, nous préparons des conteneurs avec l’aide de nos nombreux bénévoles. Ils contiennent des vêtements d’enfants, des souliers pour la famille, des jouets, de la literie, vaisselles, matériel scolaire, ainsi que de l’ameublement scolaire et médical pour écoles, hôpitaux et cliniques. Grâce à tout ce beau travail, nous distribuons plus de 5 000 cadeaux aux enfants, aux itinérants, aux prisonniers à la période des Fêtes.
Le reste est vendu à prix abordable pour permettre de payer les coûts de transport et d'opération et les surplus sont investis directement dans les projets que nous soutenons, faisant ainsi d'une pierre deux coups.

C’est un travail de 6 mois au Québec pour les bénévoles. Chaque article a été trié et mis dans des gros sacs et des boîtes. Nous avons eu à un moment donné plus de 14 endroits où de la marchandise était entreposée gratuitement à la grandeur du Québec.

Une chaîne de bonté, de partage et d’amitié a sillonné le Québec pour se diriger vers les démunis du Guatemala. La réussite de cette activité nous incite à la continuer dans les années à venir.

   

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